accès libre du lun. > ven. / 13h30 à 17h30
hall
+++ vernissage ven. 29 jan. 17h30
gratuit - sur réservation à reservation@lagarance.com
Pour cette première année de collaboration, le Frac Sud – Cité de l’art contemporain et La Garance proposent une exposition qui prend pour point de départ ce qui nous nourrit au quotidien : la terre, les gestes agricoles, la cuisine et ses aliments.
À travers des œuvres de la collection du Frac Sud, le parcours invite à regarder autrement des pratiques familières, souvent invisibles, qui façonnent pourtant nos corps, nos paysages et nos manières de vivre ensemble.
Avec les œuvres de Jacques Julien, Mathilde Lavenne et Katrin Anika Ströbel, l’exposition aborde la réflexion sur le rapport au vivant et aux systèmes de production dans le cadre du monde agricole. Les Herbivores de Jacques Julien prend la forme d’un troupeau figé réalisé grâce à des panneaux de basket, associant ici le sport à une certaine domestication. Dans TROPICS, Mathilde Lavenne explore, grâce à une modélisation 3D, la mémoire d’une exploitation agricole mexicaine, mêlant histoire, mythe et technologie, pour faire surgir les traces d’un paradis à la fois rêvé et fragilisé. Les œuvres de Katrin Anika Ströbel relient, quant à elle, l’alimentation à des questions de territoire, de circulation et d’organisation sociale, rappelant que manger engage toujours des réseaux plus vastes que notre simple assiette.
Jérémy Laffon s’intéresse, quant à lui, aux matières et aux gestes. À partir de glaçons gorgés d’encre, l’artiste tamponne, de manière répétitive, le papier qui se teinte. Allant jusqu’à leur totale disparition, il s’attache à valoriser les formes fragiles et périssables.
Relevant du quotidien, la cuisine et la table deviennent des espaces intimes, parfois inconfortable, comme en témoignent les œuvres de Natacha Lesueur. Ses photographies jouent sur la proximité entre le corps et l’aliment, brouillant ainsi les frontières entre ce qui est mangé et celui qui le mange. Les objets en carton de Sylvie Réno, reproductions délicates d’ustensiles du quotidien, évoquent les repas, les habitudes et la mémoire domestique. Enfin, avec ses autocuiseurs ajourés, Batoul S’himi laisse apparaître ce qui est habituellement caché : la pression, le temps, les tensions qui peuvent s’immiscer dans nos cuisines comme dans nos sociétés.
Ensemble, ces œuvres dessinent un parcours où produire, cuisiner et manger apparaissent alors comme des gestes simples, mais jamais anodins.
En partenariat avec le Frac Sud — Cité de l'art contemporain.