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Avignon 2017, sélection Garance

mardi 4 juillet 2017, par Nicolas, David, Marie, Ophélie

Comme chaque année, l’équipe de la Garance vous propose sa sélection de spectacles et de rencontres parmi la programmation du Festival d’Avignon. On a donc épluché les programmes, passé en revue les 1480 spectacles du Off, pour aboutir à la sélection toute personnelle et bien entendue non exhaustive ci-dessous. Sur les réseaux sociaux et ici-même, n’hésitez pas à partager vos coups de cœur.

Séances de rattrapage

- Prison possession, de François Cervantes, à 12h25 au 11/Gilgamesh
- Les règles du savoir-vivre dans la société moderne, d’Agnès Régolo, à 15h30 au Théâtre du Balcon
- La Grenouille au fond du puits croit que le ciel est rond, par le Vélo Théâtre, à 18h à la Maison Pour Tous Champfleury (8 au 18 juillet)

Artistes passés par la Garance et qu’on aime toujours

- A, par le Collectif Skappa, à 17h au festival Villeneuve en Scène (à partir de 6 ans)
- Maintenant que je sais, d’Olivier Letellier (à partir de 15 ans), sur un texte de Catherine Verlaguet, à 12h10 au festival Théâtr’Enfants

On les accueillera la saison prochaine...

... et vous pourrez ainsi lier connaissance :
- Elikia, texte de Suzanne Lebeau mis en scène par la Cie Tourneboulé (que l’on retrouvera ici en janvier 2018 avec Les enfants c’est moi), à 11h10 au Théâtre Artéphile
- la lecture de Quatorze, par la Cie Cassandre, qui sera présenté en avril 2018 à la Garance, le 13 juillet à 15h au Conservatoire d’Avignon (entrée libre).

La sélection de l’équipe :

David, dont voici l’agenda complet...

Jeune public :
- Piletta Remix, Collectif Wow, au Théâtre des Doms, 13h (à partir de 7 ans)
- My (petit) pogo, Fabrice Ramalingom, au CDC Les Hivernales, 12h (à partir de 7 ans)

Théâtre :
- J’ai trop peur , de David Lescot, à La Manufacture à 10h15
- Je garde le chien, de Claire Diterzi, à la Manufacture à 11h30
- Is There life on Mars, Compagnie What’s Up & Théâtre National Wallonie-Bruxelles au Théâtre des Doms à 15h
- Andy’s gone, de Julien Bouffier, Villeneuve en Scène à 19h
- Ma science fiction, de Laurent Hatat, à Présence Pasteur à 15h45
- Le fils, de Marine Bachelot Nguyen, à La Manufacture à 13h10
- Revue rouge, d’Eric Lacascade, Norah Krief et David Lescot, au 11/Gilgamesh Belleville à 19h40
- Tabula Rasa, de Violette Pallaro / Festival de Liège, au Théâtre des Doms 19h35

Danse :
- Œil et d’oubli, de Nans Martin, au CDC Les Hivernales à 15h45
- People what people, de Bruno Pradet, au CDC à 20h

Cirque :
- Fall fell fallen, de Lonely Circus à 20h Villeneuve en scène

Marionnette :
- Le Mahâbhârata de la Compagnie Jeux de Vilains à Villeneuve à 21h

Lecture :
- Roman du réel, en quête d’une théâtralisation : Edouard Louis, Hervé Guibert, le dimanche 9 juillet à 10h à La Collection Lambert

Et dans le In mais sans réservation gratuit et en accès libre (en arrivant tôt) : On aura tout par Christiane Taubira et Anne-Laure Liégeois à 12h au Jardin Ceccano

Film à Utopia en avant-première ou projection spéciale (voir gazette) :
- I’m not your negro, de et en présence de Raoul Peck
- 120 battements par minute de Robin Campillo (Grand Prix 2017 – Festival de Cannes )
- The Square de Ruben Östlund (Palme d’Or 2017 – Festival de Cannes)

Musique électro :
- Jacques au Kolorz Festival le 21 juillet à Carpentras
- Green Fest organisé par notre partenaire Inoove le samedi 15 juillet à Sorgues
- Festival Résonance du 25 au 30 juillet dans divers lieux d’Avignon dont la collection Lambert et le Quai des Allées pour l’électro pétanque du samedi 29 juillet…

Marie
- Autour du domaine, par le Collectif Porte 27 (que l’on accueille avec Chute ! la saison prochaine ), à Occitanie fait son cirque en Avignon à 22h30
- Les Miniatures de la Cie Pernette, au Festival Contre-courant de 18h à 22h le samedi 15 juillet
- Still in Paradise, de Yan Duyvendak et Omar Ghayatt, à La Manufacture à 22h30
- F(l)ammes, d’Ahmed Madani, à 11h au Théâtre des Halles

Ophélie
- Scena Madre, d’Ambra Senatore, dans le In
- le Sujet à Vif D avec Mathieu Desseigne-Ravel, Michel Schweizer, Jann Gallois et Lazare, dans le In également
- Heddy (titre provisoire), de Mickaël Phelippeau à La Parenthèse à 10h (8 > 14 juillet)
- La Mécanique des ombres de Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne-Ravel, Lucien Reynès, au CDC – Les Hivernales à 14h (9 > 19 juillet – relâche le 13)

Nicolas
- 1336 (Parole de Fralibs), de Philippe Durand / Comédie de Saint Etienne au 11/Gilgamesh Belleville à 20h10
- le triptyque de Nicolas Lambert sur l’A-Démocratie, avec Elf, la pompe Afrique, Avenir radieux, une fission française et Le maniement des larmes, au 11/Gilgamesh, à 10h
- Dans la vie aussi, il y a des longueurs, de Philippe Dorin, à 17h à la Parenthèse
- Petit bain, de Johanny Bert (que l’on a accueilli ici avec le très beau De Passage), à 10h30 au festival Théâtr’Enfants (à partir de 2 ans)
- Air(e)s de couleurs, installation qui fait écho à l’Opus 1 vu ici en mars dernier, par la Cie d’A côté, à 9h40 et 16h15, au même endroit

Et enfin deux documentaires au cinéma Utopia :
- L’aventure théâtrale, de Daniel Cling, sur la décentralisation théâtrale après 1945, le 18 juillet à 11h, suivi d’un échange avec Jean-Pierre Vincent
- L’apprenti spectateur, de Hélène Ricome, sur l’éducation artistique et le projet "Lycéens au festival", le 20 juillet à 14h, suivi d’un échange avec les CEMEA

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La Garance, un auteur et trois familles
Lire et dire le théâtre en famille à Cavaillon

mardi 13 décembre 2016, par Ophélie, David

Le théâtre pour la famille, le théâtre en famille, la pratique du théâtre en famille…
La famille est depuis longtemps l’un des axes prépondérants dans la politique culturelle de La Garance. Le projet « Lire et dire le théâtre en famille » en est un exemple : la rencontre entre un auteur et des habitants parfois éloignés de notre activité, autour d’un texte du répertoire du théâtre jeune public.

Aller ainsi de famille en famille dans un désir commun de découverte de textes de théâtre proposés par un auteur. Mettre en pratique puis en scène ces textes avec chaque membre de la famille : « Lire et dire le théâtre en famille », voilà un nouveau mode de rencontres, dispositif mis en place à Cavaillon pour la première fois, au tout début de la saison, dans le cadre du contrat de ville, en lien avec l’association nationale, à l’initiative de cette démarche : « Les Scènes appartagées » dont La Garance est l’un des membres fondateurs.

Lors d’un Pow-wow, nom donné aux rencontres entre les artistes compagnons et les membres de La Garance, l’équipe a souhaité partager quelques constats sur nos difficultés à sensibiliser, hors séances scolaires, les familles en particulier celles des quartiers, relevant de la politique de la ville. Estelle Savasta, auteure et metteur en scène, nous a fait découvrir cette démarche déjà mise en œuvre au Festival « Petits et Grands » à Nantes, par la CCAS pour les personnels de l’entreprise EDF-GDF et dans d’autres théâtres en France comme le théâtre national de Chaillot à Paris. Un projet novateur qui va à contre-courant de la politique du chiffre, parfois demandée, un dispositif pointilliste qui part à la rencontre de spectateurs, un par un, famille par famille…

Lire et dire le théâtre en famille : en 66 mots

Un artiste se rend dans une famille, durant trois séances de deux heures, pour lui faire découvrir le répertoire de théâtre jeune public, s’en emparer, et restituer ce moment de théâtre auprès d’invités, conviés par la famille.

Un projet commun de vivre ensemble, tout écran éteint et loin du zapping, durant trois semaines et trois week-ends consécutifs, autour des mots, des textes et des émotions théâtrales.

La médiation et les prémices de la rencontre

Nous sommes tout de suite enthousiasmés à l’idée de provoquer de belles rencontres entre Estelle Savasta, auteure bienveillante, et des familles que nous ne connaissons pas. Ces familles sont alors contactées et informées grâce à la collaboration d’acteurs de terrain comme le Centre social municipal - le LIP ou l’équipe de l’ADVSEA. Trois familles nous ouvrent alors leur porte, et nous voilà invités dans trois appartements, dont les adresses ne sont pas encore inscrites dans les fichiers de billetterie ou de relation publique que nos théâtres chérissent tant…

La mise en place du dispositif : trois expériences singulières

« Lire et dire le théâtre en famille » commence alors.
Pour Estelle, les membres de l’équipe de La Garance et les familles, c’est une première : nous nous réjouissons de ce nouveau mode de rencontre, de cette démarche insolite. Nous tenons aujourd’hui à partager avec vous ces moments précieux entre Estelle Savasta et les familles, partager aussi avec vous toute l’émotion qui nous a bouleversés.

Journal de « Lire et dire le théâtre en famille »

Rencontre avec Fatima, son mari et ses quatre enfants

Fatima apporte un plateau, avec une théière, dans laquelle des feuilles de thé infusent. Un beau (et bon !) gâteau fait en famille, des biscuits, du pain, de la vache qui rit... L’accueil est princier et chacun a le sourire de cet instant délicieux, celui de l’impatience aussi : « alors, quand est-ce qu’on fait du théâtre ? »
Le fils revient du foot, quitte ses chaussures à crampons, se change, puis, nous rejoint. En quelques mots, nous lui expliquons le pourquoi de notre présence. Ensuite, Estelle présente quatre textes : Le Journal de Grosse Patate de Dominique Richard, La remplaçante d’Audren, Les trois petits vieux qui ne voulaient pas mourir de Suzanne van Lohuizen et Bouli Miro de Fabrice Melquiot. Elle raconte les thèmes des ouvrages, puis, pour rencontrer plus directement les textes, en lit les premières pages.
Quand vient le moment du "Journal de Grosse patate" :

« On m’appelle “Grosse patate”.
Ce n’est pas mon vrai nom. On m’appelle comme ça parce que j’aime manger. J’aime tellement manger ! Pétard de pétard !
Je mange tout le temps. En famille, je mange. Quand je m’ennuie, je mange. Aux anniversaires, je mange. Je goûte tout ce que les autres mangent. (…) »
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La famille de Fatima

Le jeune homme coupe spontanément la parole : « pourquoi tu me dis ça ? ». Quelques rires bienveillants, face à cette question spontanée.
Le choix se porte sur La remplaçante. Les personnages les séduisent. Estelle voit déjà en eux de parfaits représentants d’une jeunesse fort maline. L’aînée sera l’institutrice, les trois autres et leur maman seront les élèves.

Le résumé : Une classe. Les enfants sont tous plus malins les uns que les autres. A tel point qu’ils « rendent chèvre » (en fait, autruche) leur maîtresse, puis, sa remplaçante. Elles ont face à elles, des enfants fâcheusement pertinents, qui ne cessent de les pousser dans leurs retranchements.

Les personnages sont distribués. La lecture commence. L’aînée n’hésite pas une seconde à corriger sa maman lorsque celle-ci malmène certains mots. Tout n’est cependant que bienveillance et complicité.

Le premier des trois ateliers s’achève après deux bonnes heures de travail. Les feuillets sont maintenant retournés. Aussitôt, des discussions informelles s’engagent, démonstrations chorégraphiées ou racontées. Cet après-midi-là, le salon aura regorgé d’histoires.

Les autres séances sont tout aussi studieuses. Estelle Savasta leur transmet de nombreuses astuces pour entrer dans le jeu d’acteur... afin de mieux incarner, « cet enfant astucieux », presque insolent, ou cette remplaçante prête à craquer !

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La famille de Fatima

Nous sommes nombreux le jour de la restitution. Cela pétille dans les couloirs. Il est temps de réunir les « costumes » de scène. Estelle propose un exercice de respiration dans une chambre, en guise de loge. Petits et grands assistent à la lecture, dans une respectueuse écoute, qu’ils apprécient fortement. Applaudissements à tout rompre. Cet après-midi-là, le temps s’est suspendu. Dans ce bâtiment de la Cité du Dr Ayme, cette famille était au sommet de l’art de dire le théâtre, devant un public conquis, qui soudain la regardait différemment. Quand, sur ce même fuseau horaire, beaucoup étaient devant des écrans.

Rencontre avec Leïla et ses quatre enfants

Nous entrons dans la Tour D du Dr Ayme. Aussi verticale que ce paysage urbain, les temps partagés entre Estelle Savasta et cette famille ne cesseront de faire passer des paliers. Leïla est une autre mère courage. Quatre enfants avec des énergies si grandes à canaliser, dans si peu de mètres carrés.
La convivialité s’installe rapidement. Estelle Savasta a cette nature qui suscite la confiance, une sympathie immédiate. L’accueil est entier, l’impatience encore au rendez-vous. Les textes font leur entrée dans ce nouveau foyer. La concentration est difficile.

Le second temps est cadré sur mesure, pour des enfants qui ont un accès inégal à la lecture et à la concentration. Des astuces sont même trouvées par Estelle. En chef d’un nouvel orchestre, c’est sûr, les enfants, leur maman et leur tante aimée, partagent une aventure qui pousse les murs du salon, crée des perspectives nouvelles. Des conflits peuvent être oubliés dans cette fratrie très animée. On oublie la peine face à la lecture, on se redécouvre, les enfants peuvent jouer aux vieux, les adultes peuvent partager un temps apaisé, un vrai jeu :

« La première fois, j’ai eu peur que ça ne puisse être géré, avec les enfants… Enfin, ils sont compliqués quand même. Et puis finalement, ça l’a fait ! Ils n’ont jamais été aussi sages. Et puis, dans les quartiers, on ne connaît pas le théâtre. Quand vous êtes venues, je veux dire, c’est super d’avoir amené le théâtre. Ça nous a permis de nous regrouper. Je ne connaissais pas le théâtre comme ça, en famille. Et faut dire, c’est un quartier sensible, vous avez beaucoup de mérite de venir, même les médecins ne viennent plus, à cause de l’image du quartier. Et que vous soyez venues, c’est génial. C’était très bien, ça m’a donné confiance, j’avais peur de ne pas pouvoir faire le spectacle. Et maintenant, j’ai envie de le refaire. » Sana
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La famille de Leïla

Troisième famille : Saïda, son fils et sa fille

Nous arrivons avec Estelle dans la famille de Saïda. Ses trois enfants sont autour d’elle. La petite dernière est âgée de 2 ans. Le papa travaille ce samedi matin. Il est encore tôt et le petit déjeuner est encore dressé sur la table du salon. Nous nous présentons mutuellement. Puis, nous sortons les livres, les textes…

Petit à petit, les écrans s’éteignent pour laisser la place au papier. Seul le garçon reste devant son jeu vidéo Fifa 98. La séance suivante, il sera parmi nous.

Les livres sont absents dans cet appartement. Estelle promet alors de revenir la semaine suivante avec un livre pour chacun des enfants. On choisit le texte : ce sera « Le journal de Grosse Patate », un texte qui permet de ne pas se prendre au sérieux malgré l’exercice qui donne l’impression d’un travail comme à l’école !

Le second rendez-vous a lieu au théâtre. Il provoque une sortie et une balade en famille. Le théâtre, la famille le connaît bien. Les enfants l’ont déjà fréquenté, grâce aux séances scolaires. Y compris la maman, parce qu’elle a été accompagnatrice, dans le cadre du dispositif « J’invite mes parents au théâtre ». Le Théâtre devient petit à petit familier.

Pour le troisième rendez-vous la famille n’est pas là. Un problème d’organisation familiale, de téléphone coupé et aussi la trouille d’un membre de la famille de dire du théâtre face au public. Mais après rencontres et discussions, un nouveau rendez-vous est fixé en janvier. Ce n’est que partie remise ! La maman nous confie qu’ils continuent de lire ce texte de théâtre, sans Estelle, et qu’ils désirent aller au bout de ce projet. Nous réservons un sacrée surprise à cette famille. Dominique Richard est venu à Cavaillon pour le spectacle « L’enfant cachée dans l’encrier » de Joël Jouanneau dans lequel il joue. Il a profité de ce passage pour dédicacer son livre pour la famille de Saïda :

« Pour toute la famille, un petit souvenir de l’histoire de Grosse Patate avec Estelle Savasta, merci d’avoir prêté vos voix et vos émotions au journal de cette petite fille qui grandit au rythme des saisons, se métamorphose et apprend à devenir celle qu’elle est. J’espère que ce récit vous a rappelé les rêves grandioses de l’enfance, qu’on porte toujours en soi…. Amitiés » Dominique
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Une semaine avec Joël Jouanneau
éducation artistique et culturelle

mardi 6 décembre 2016, par David, Nicolas

Grâce à une relation ancienne et privilégiée, Joël Jouanneau a accepté de rencontrer lors de sa semaine de présence les 12 classes de CM2 de Cavaillon, invitées ensuite par l’association des écoles laïques à découvrir sa dernière création, L’enfant cachée dans l’encrier. Il a également animé une formation à l’attention des enseignants, ainsi qu’un atelier d’écriture parents/enfants à la médiathèque La Durance en plus de cinq représentations de son spectacle qui ont rassemblés au théâtre 1500 spectateurs.

« Cher Théâtre de La Garance,
Quand j’ai pris la décision, voici un an, de revenir sur les plateaux après 4 années d’abstinence que je ne regrette pas, c’était pour mettre en scène L’Enfant cachée dans l’encrier, petit monologue pour enfants de 7 à 107 ans que j’aime particulièrement et qui me semble d’une hélas brûlante actualité, de par la présence d’un réfugié qui accompagne l’enfant sur un radeau. Je l’ai fait aussi à la demande d’un de mes anciens élèves du Théâtre National de Strasbourg, magnifique acteur devenu un superbe auteur pour enfants lui aussi : Dominique Richard, lequel voulait interpréter ce rôle. Lorsque le Jeu de Paume d’Aix-en-Provence m’a donné son accord pour le produire, nous avons parlé de la tournée, et j’ai tout de suite prononcé deux noms : Sartrouville et Cavaillon. Qui me sont chers pour les raisons que toi et moi savons. »
Joël Jouanneau extrait du mail à La Garance du 19 février 2016.

Oui effectivement on sait pourquoi. Et les rencontres mis en places avec l’association des écoles laïques font partie de cette histoire commune faite d’exigence, de transmission, de fidélité et de désir de partage.

Il y a 6 ans, la Garance et l’association des écoles laïques de Cavaillon concluait déjà un partenariat autour de l’éducation artistique et culturelle. L’objectif était que, chaque année, toute une génération d’enfants de la ville puissent accéder à une rencontre privilégiée avec l’art, en allant voir le même spectacle, puis en rencontrant son auteur en classe.

En 2012, ce sont tous les enfants de CM2 de Cavaillon qui ont inauguré ce dispositif de rencontres entièrement financé par l’association, autour de PinKpunK CirKus et de son auteur, Joël Jouanneau, déjà. Depuis, Philippe Dorin, Cyril Teste, la Cie Arcosm, et Stéphane Jaubertie en ont été les artistes associés. Et, en ce mois de novembre, c’est à nouveau Joël Jouanneau qui a été à l’honneur, autour de sa dernière création, L’enfant cachée dans l’encrier.
Du 21 au 25 novembre dernier, il est allé à la rencontre des 12 classes de CM2 de Cavaillon, soit 281 élèves, qui ont vu le spectacle ensuite. Durant ces rencontres, les enfants ont pu échanger avec lui sur son rapport à l’écriture à l’attention des enfants, la genèse de ce texte, mais aussi l’écouter lire à haute voix certains passages et partager avec lui leurs attentes et interrogations quant au spectacle et aux personnages.

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Un enseignant : « la rencontre avant le spectacle a permis à la fois de donner appétit aux enfants et de stimuler leur imaginaire. Comment ce texte, lu en classe, allait être montré sur scène ? Comment seront représentés les personnages ? Comment sera le décor ?
Ils étaient très impatients, après tous ces échanges, d’enfin découvrir le spectacle. Et puis, quel honneur de recevoir Joël Jouanneau dans notre classe ! »

Au total, 1050 enfants de primaire et de collège ont pu y assister aux représentations, avec leurs enseignants. Joël Jouanneau a également animé une après-midi de formation pour 13 enseignants du premier degré, en partenariat avec l’Inspection académique, ainsi qu’un atelier d’écriture parents/enfants à la médiathèque La Durance. On tenait ici à remercier Joël Jouanneau pour sa disponibilité, son énergie toujours renouvelée, son exigence, son amour de la transmission et de la rencontre.

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Pourquoi La Garance ?

vendredi 5 septembre 2014, par David

En cette saison 2014/2015, la Scène nationale devient La Garance - Scène nationale de Cavaillon. Un nom qui s’est très vite imposé à nous, parmi les plus de 250 propositions reçues suite à l’appel public lancé au printemps dernier.

La garance, plante vivace de Provence, fait la fortune du Vaucluse au XIXe Siècle. Jusqu’à 50 moulins produisent le fameux pigment rouge. Originaire du Moyen-Orient et de Méditerranée orientale, la garance est introduite sur notre territoire au milieu du XVIIIe Siècle et se propage très vite dans toute le département. Certaines années, il génère jusqu’à 65 % de la production mondiale.
Les principes colorants du rouge sont concentrés dans les racines de la plante. Ses rhizomes, évoquent aussi les réseaux, une notion importante du projet artistique de la Scène nationale...
La garance était appelée « rouge des teinturiers ». Cette couleur est aussi fortement associée au Théâtre de Cavaillon : cube d’accueil, rideau du hall d’entrée ou fauteuils..., couleur de l’émotion, de l’énergie et de la passion.

En savoir plus sur la Garance en Vaucluse :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Garance_des_teinturiers
- Soies, indiennes, blue-jeans, une saga du textile entre Provence et Cévennes, René Lefranc, Petite Bibliothèque Edisud

Enfin, Garance est le prénom du personnage central du film Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, interprété par Arletty accompagnée de Jean-Louis Barrault et Maria Casarès, Jacques Prévert en étant le scénariste.
Le film, ouvert et clos par des rideaux, est également une mise en abyme de la représentation, déclinant le monde du spectacle, traitant de la pantomime, du mime, de la comédie, du mélodrame et de la tragédie. Un film qui traite aussi d’amour fou... c’est ce que nous espérons entre vous et La Garance - Scène nationale de Cavaillon !

Ce film est également dédié au peuple modeste qui va se percher tout là haut, aux places les moins chères, dans le poulailler… « [le paradis] C’est le public préféré de Prévert, le vrai public, celui qui réagit, celui qui participe », écrit Carole Aurouet dans Jacques Prévert, portrait d’une vie.
Le théâtre va dans ce film combattre les préjugés, l’injustice et a un rôle social dans la cité. C’est le mime (Jean-Louis Barrault) qui y montre ce que plus personne ne voit et cela grâce à l’art et au sensible.

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