Les publications de Nicolas

 

Envoyer un message


La musique contemporaine, c’est pas si compliqué

jeudi 23 février 2017, par Nicolas, Ophélie

Vous rassemblez deux violonistes, un altiste, un violoncelliste et vous obtenez un quatuor à cordes ! Puis, si vous les déplacez dans des aventures musicales et artistiques multiples, vous avez de fortes chances de vous retrouver face au talentueux Quatuor Béla !

Après avoir collaboré avec la compagnie de Josette Baïz, dans le spectacle Spectres en novembre 2016, le Quatuor est revenu fin janvier à La Garance, pour présenter deux concerts (La musique sans marteau, forme pédagogique, et un programme Pattar, Britten et Debussy). Une heureuse conjoncture pour sensibiliser des publics de tous âges à la musique contemporaine, souvent déroutante, que les membres du Quatuor ont à cœur de rendre accessible.


Une semaine avec Joël Jouanneau
éducation artistique et culturelle

mardi 6 décembre 2016, par David, Nicolas

Grâce à une relation ancienne et privilégiée, Joël Jouanneau a accepté de rencontrer lors de sa semaine de présence les 12 classes de CM2 de Cavaillon, invitées ensuite par l’association des écoles laïques à découvrir sa dernière création, L’enfant cachée dans l’encrier. Il a également animé une formation à l’attention des enseignants, ainsi qu’un atelier d’écriture parents/enfants à la médiathèque La Durance en plus de cinq représentations de son spectacle qui ont rassemblés au théâtre 1500 spectateurs.

« Cher Théâtre de La Garance,
Quand j’ai pris la décision, voici un an, de revenir sur les plateaux après 4 années d’abstinence que je ne regrette pas, c’était pour mettre en scène L’Enfant cachée dans l’encrier, petit monologue pour enfants de 7 à 107 ans que j’aime particulièrement et qui me semble d’une hélas brûlante actualité, de par la présence d’un réfugié qui accompagne l’enfant sur un radeau. Je l’ai fait aussi à la demande d’un de mes anciens élèves du Théâtre National de Strasbourg, magnifique acteur devenu un superbe auteur pour enfants lui aussi : Dominique Richard, lequel voulait interpréter ce rôle. Lorsque le Jeu de Paume d’Aix-en-Provence m’a donné son accord pour le produire, nous avons parlé de la tournée, et j’ai tout de suite prononcé deux noms : Sartrouville et Cavaillon. Qui me sont chers pour les raisons que toi et moi savons. »
Joël Jouanneau extrait du mail à La Garance du 19 février 2016.

Oui effectivement on sait pourquoi. Et les rencontres mis en places avec l’association des écoles laïques font partie de cette histoire commune faite d’exigence, de transmission, de fidélité et de désir de partage.

Il y a 6 ans, la Garance et l’association des écoles laïques de Cavaillon concluait déjà un partenariat autour de l’éducation artistique et culturelle. L’objectif était que, chaque année, toute une génération d’enfants de la ville puissent accéder à une rencontre privilégiée avec l’art, en allant voir le même spectacle, puis en rencontrant son auteur en classe.

En 2012, ce sont tous les enfants de CM2 de Cavaillon qui ont inauguré ce dispositif de rencontres entièrement financé par l’association, autour de PinKpunK CirKus et de son auteur, Joël Jouanneau, déjà. Depuis, Philippe Dorin, Cyril Teste, la Cie Arcosm, et Stéphane Jaubertie en ont été les artistes associés. Et, en ce mois de novembre, c’est à nouveau Joël Jouanneau qui a été à l’honneur, autour de sa dernière création, L’enfant cachée dans l’encrier.
Du 21 au 25 novembre dernier, il est allé à la rencontre des 12 classes de CM2 de Cavaillon, soit 281 élèves, qui ont vu le spectacle ensuite. Durant ces rencontres, les enfants ont pu échanger avec lui sur son rapport à l’écriture à l’attention des enfants, la genèse de ce texte, mais aussi l’écouter lire à haute voix certains passages et partager avec lui leurs attentes et interrogations quant au spectacle et aux personnages.

Un enseignant : « la rencontre avant le spectacle a permis à la fois de donner appétit aux enfants et de stimuler leur imaginaire. Comment ce texte, lu en classe, allait être montré sur scène ? Comment seront représentés les personnages ? Comment sera le décor ?
Ils étaient très impatients, après tous ces échanges, d’enfin découvrir le spectacle. Et puis, quel honneur de recevoir Joël Jouanneau dans notre classe ! »

Au total, 1050 enfants de primaire et de collège ont pu y assister aux représentations, avec leurs enseignants. Joël Jouanneau a également animé une après-midi de formation pour 13 enseignants du premier degré, en partenariat avec l’Inspection académique, ainsi qu’un atelier d’écriture parents/enfants à la médiathèque La Durance. On tenait ici à remercier Joël Jouanneau pour sa disponibilité, son énergie toujours renouvelée, son exigence, son amour de la transmission et de la rencontre.


"Tel quel !", ou la danse pour tous
accessibilité

mercredi 30 novembre 2016, par Nicolas

Avec son spectacle Tel quel !, Thomas Lebrun veut montrer combien la norme peut nous asphyxier, et combien il est important de regarder les gens tels qu’ils sont et de se montrer tel que l’on est. Tel quel ! Aussi, quelle plus belle image que de vous avoir accueilli, cinq représentations durant, tels que vous êtes ?

Jeunes et moins jeunes, en famille ou sans enfants, du centre ville ou de la périphérie, de Cavaillon et d’ailleurs, voire de très très loin, spectateurs fidèles ou néophytes, différents ou non... Tels quel !

Cinq représentations durant, se sont notamment succédés les enfants des établissements scolaires de Cavaillon et des alentours, certains de leurs parents invités pour l’occasion, mais aussi des spectateurs sourds et malentendants venus assister à la représentation adaptée en Langue des Signes Française (LSF), en partenariat avec l’association Accès Culture. Ou encore un groupe accompagné par le GRETA de Cavaillon, constitué de personnes venues des quatre coins du monde et récemment arrivées en France. En tout, près de 1600 spectateurs, réunis autour d’un message de tolérance et d’entraide, partagé grâce au langage universel qu’est celui du corps.

Suite au spectacle, les interprètes ont également animé six ateliers de pratique artistique parents/enfants, avec l’école Charles De Gaulle et dans le cadre de l’opération « Passerelles citoyennes », autour de la construction d’autoportraits dansés. Ils ont aussi échangé longuement avec les personnes sourdes et malentendantes, grâce à l’aide de Sylvie Dhailly, traductrice/interprète en LSF, ainsi qu’avec le groupe du GRETA.

Une maman après l’atelier : « Cet atelier m’a libérée : à la maison on passe son temps à faire à manger, à s’occuper des enfants et à faire le ménage, on pense même plus qu’on peut s’occuper de soi, qu’on peut faire ça avec notre corps »

Une autre maman, quelques jours après l’atelier, croisée à l’école : « je continue à danser avec mes enfants à la maison, on refait les exercices ensemble, je pensais pas que je pouvais danser avec mes enfants avant. Merci ! »

Un enfant « j’avais jamais vu ma maman danser »

L’intervenante de la compagnie « Cet atelier a été un des moments les plus forts que j’ai pu avoir dans mes expériences d’actions culturelles, voir ces maman danser avec leurs enfants avec autant de générosité et d’expression, ça m’a donné la chair de poule et de les entendre parler après, ça donnait envie de pleurer tellement c’était beau, ça a tellement de sens de faire ça , c’était un moment très émouvant pour moi. »

Merci à Thomas Lebrun et à l’équipe du Centre chorégraphique national de Tours pour leur disponibilité, ainsi qu’aux différents partenaires concernés (Accès Culture, établissements scolaires, GRETA, CCAS…) pour leur engagement.

Tel quel !, de Thomas Lebrun, les 15, 16 et 17 novembre 2016 à la Garance.


Cher Jean-Luc Lagarce…
retours de spectateurs

jeudi 10 novembre 2016, par Nicolas

Est ce parce que Jean-Luc Lagarce se savait mortellement malade, que la mort court comme un fil d’or, discret mais si présent, dans ces jubilatoires « Règles du savoir-vivre » ? En tout cas Agnès Régolo, metteur en scène et interprète, n’a pas oublié cette haute note de la disparition. Et elle la joue, ténue, tenue jusqu’à la fin, avec les deux musiciens Serge Innocent et Guillaume Saurel.

Très cadré – sous le regard d’une immense et voluptueuse Vénus alanguie dans un cadre doré, colorée par Érik Priano –, le trio se déshabille vite des codes de la bonne conduite en société pour s’ébattre sur un canapé et danser (on reconnaît la patte de Georges Appaix). C’est très rock, déhanché, cassé. Comme le cadre éclaté qui entoure le podium des musiciens qui ne tiennent pas en place : un spectacle à l’image de Lagarce, ironique, élégant. Tendrement rageur, drôle pourtant. Parce que la vie continue. Grâce au théâtre.

Danièle CARRAZ

Les Règles du savoir-vivre dans la société moderne, mise en scène Agnès Régolo, c’était les 8, 9 et 10 novembre 2016 à la Garance.


On va voir quoi à Avignon ?

vendredi 1er juillet 2016, par Nicolas

Cet été, on va, vous allez, nous allons, faire le Festival Avignon, comme on fait le Mont St-Michel ou le Mont-Blanc (ou Mont-de-Marsan).
On a le chapeau, les lunettes de soleil, l’éventail, la petite bouteille d’eau, on a pensé à tout, on est prêt. Comment et où se garer, affronter la foule, éviter les pavés de la rue des Teinturiers, où aller siroter son Pac à l’eau, bref on est prêt. Mais au fait, on va voir quoi ?

Faire Avignon, c’est avant tout choisir. Faire confiance en son instinct, aux artistes déjà vus par ailleurs, mais aussi au bouche-à-oreille et aux conseils (plus ou moins) avisés. Aussi, on vous propose que le blog de la Garance soit un lieu où l’on échange et partage, ensemble, conseils et bons tuyaux. Notre sélection n’est bien entendu pas exhaustive. Elle revient sur les artistes que vous avez peut-être déjà rencontrés à la Garance. Et reflète les choix personnels, les attentes, les spectacles vus et conseillés, de l’équipe de la Garance.

Ils sont passés à la Garance :

> Triple séance de rattrapage, avec des spectacles programmés ici cette saison
- Cirque poussière, de Julien Candy, à Villeneuve en Scène
- TINA, par la Cie Cassandre, au Théâtre des Halles
- Les filles aux mains jaunes, de la Cie Dinamo Théâtre, au Girasole

> Programmés également à la Garance, mais les saisons précédentes
- La Disparition, par le Begat Theater,
- Tentatives d’approches d’un point de suspension, de Yoann Bourgeois, tous les deux à Villeneuve-en-Scène

> Passés par ici, et à retrouver avec de nouvelles créations
- Il a présenté De Passage à la Garance, Johanny Bert sera au Chapeau d’Ebène avec Krafff (à partir de 7 ans)
- Me taire, d’Olivier Letellier (metteur en scène de Oh Boy ! et Un chien dans la tête) au festival Théâtr’Enfants
- Après Shake it out (2015), Christian Ubl crée A U aux CDC-les Hivernales
- Pour les tout petits, la nouvelle création d’Aurélie Maisonneuve et d’Athénor (Noun cette saison), Animalitas, au Grenier à sel.
- Antoine Le Ménestrel prendra à nouveau de la hauteur avec La bourse ou la vie ?, à l’Ecole du spectateur
- à Villeneuve-en-Scène, La Fabrique des petites utopies (venue à Cavaillon avec Kaïna-Marseille) avec Rue des Voleurs de Mathias Enard et La nuit les arbres dansent, et le Théâtre du Centaure (Cargo, Otto Witte) avec La 7e vague
- le Théâtre de cuisine, avec Duo Dodu au Festival Théâtr’enfants
- sans oublier, dans le Festival In, Thierry Thieû Niang, avec Au cœur, et Thomas Jolly, que nous accueillerons en décembre prochain, avec Le radeau de la Méduse.

Il travaille à la Garance...

Jean-Claude Herbette mettra en scène quatre de ses textes, extrait de sa pièce Les porteurs d’ombres, les 9, 12, 13 et 14 juillet à la Maison de Fogasses

Les conseils tout personnel de l’équipe de la Garance

> Nicolas  :
- Nicolas Bonneau est un conteur délicat, puisant ses sujets dans l’observation attentive du quotidien. Il présente Looking for Alceste à la Manufacture.
- Boys don’t cry, de Sylvain Huc, au CDC-les Hivernales
- Décris-Ravage, d’Adeline Rosenstein, au Théâtre des Doms

> David  :
- Mange tes Ronces, Cie Brigand rouge, au Théâtre des Doms (dès 5 ans)
- l’exposition « Génération Tahrir », par la photographe Pauline Beugnies, une série de photographie dans les jardins de la Manufacture ainsi qu’à La Patinoire, son superbe livre du même nom est aussi en vente à la billetterie de la Manufacture.
- « Grand Cru(e) », installation performance dans une bouteille par Abraham Pointcheval, Place Jean Jaurès, à Villeneuve-en-scène
- We loves arabs, une chorégraphie de Hillel Kogan / DDD à La Manufacture
- Nasha Moskva, d’après Les trois sœurs de Tchekhov, Le colonel Astral, au Théâtre des Doms
- Histoire Intime d’elephantman, solo en dédoublement par Fantazio, à La Manufacture.

> Ophélie  :
- Nabil Hemaïzia (Collectif 2 Temps 3 Mouvements) présente au Théâtre Golovine Les Silences obligés, un spectacle créé au Théâtre de Nîmes en 2015. Il y interroge les silences qui traversent les générations. Et pour le public mal et non voyant : audiodescription avec Accès Culture le 21 juillet.
- Toujours à Golovine, du hip hop avec Domino et Compact, de Jann Gallois (Cie BurnOut), une jeune chorégraphe déjà hyper-primée, bien repérée dans les lieux/temps forts comme Suresnes Cité Danse, la Grande Halle de la Villette, la Maison de la danse… ; et S/R/A/T/E/S/ - Quartet, de Bintou Dembélé (Cie Rualité), une chorégraphe qui nous fait retrouver l’énergie et l’urgence de l’esprit hip hop !
- les catalans Sol Picó et Ernesto Collado avec One-hit wonders, au CDC.

Et n’oubliez pas : tarif réduit pour les Pécous
- au Théâtre des Halles
- au Théâtre des Doms
- au festival Villeneuve en Scène
- à l’AJMI