Les publications de Nicolas

 

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Une semaine à la Garance...

mercredi 13 février 2019, par Nicolas

Sarah et Cassandre ont effectué leur stage de 3e à la Garance la semaine dernière, alors que nous accueillions Le petit bain de Johanny Bert. Il semblerait qu’elles soient tombées dans le (grand) bain.

« Afin de compléter mon cursus scolaire, il me fallait trouver un stage. Et quoi de mieux que de passer une semaine dans un théâtre ? Le théâtre de Cavaillon, je passe devant quasiment tous les jours, je l’aperçois lorsque je me rends à la médiathèque, je viens même jusqu’à y rentrer afin d’assister à des spectacles, danser sur la scène lors d’un bal, voir des théâtres d’improvisation, etc. Et chaque spectacle que je viens voir me marque profondément. En effet, je me souviens encore de tous les artistes, spectacles, expositions que j’ai pu rencontrer lors de mes venues. Ce théâtre, en plus d’être un endroit marquant, est aussi un lieu accueillant, chaleureux et très convivial. Cette relation de "grande famille" que partage l’équipe se fait ressentir et est très vite partagée avec toute personne en lien avec le théâtre (stagiaires, compagnies, artistes, techniciens permittents...). Et d’après ce que j’ai compris, le fait d’instaurer un cadre de travail convivial est en fait un acte volontaire de la part du directeur. En effet, celui-ci souhaite que son équipe entretienne de bonnes relations car cela améliore la performance au travail.

J’ai donc passé une semaine à La Garance, choix que je ne regrette pas. Premièrement, j’ai réussi à m’intégrer assez rapidement dans l’entreprise et au sein de l’équipe du fait de la confiance que celle-ci m’a donnée et des privilèges qu’elle m’a accordé. En effet, j’ai eu l’occasion et la chance de rencontrer l’interprète de la représentation "Le Petit bain", de découvrir ce même spectacle à plusieurs reprises et sous différents points de vue (régie, gradins, fiche technique, mise et démise), de visiter tous les locaux du bâtiment, de tenir un bar lors d’un accueil tout-public...

Pour conclure, j’aimerais souligner le fait que cette prise en considération de la part de l’équipe peut paraître anodine mais fut en réalité un honneur pour moi et ma camarade de stage. Le directeur a d’ailleurs insisté sur le fait que ce n’était pas le cas dans tous les services publics culturels comme celui-ci. L’équipe a veillé, en quelques sortes, à ce que je réussisse mon rapport de stage en m’accordant du temps pour répondre à mes questions et en me confiant tous les dossiers, documents, fiches, livrets qui pouvaient potentiellement m’aider à la rédaction. Un seul mot pour conclure : merci. »
Sarah

« J’ai eu l’occasion de faire un stage d’observation de 3ème au théâtre la Garance. J’ai découvert les différents points de vue auxquels on ne pense pas en tant que spectateur comme la régie, les coulisses, et même tout les métiers administratifs ou de communication. J’ai maintenant plus conscience des projets mis en oeuvre et du travail d’équipe. Le principal objectif de la Garance est d’attirer un public des plus diverse et varié possible, voilà pourquoi ils ont mis en place la partie médiation, dirigée par le secrétaire général. Chaque partie de la médiation est spécialisée : une dans le développement du jeune public, une dans le développement des communes (Nomades), et une dans le développement du public n’ayant pas toujours la possibilité d’accéder aux spectacles comme les handicapés. De ce fait, tout le monde a accès aux spectacles présentés à la Garance.

J’ai aussi eu l’honneur de pouvoir discuter avec le danseur interprétant Le Petit Bain, et ses deux régisseurs. J’ai pu assister plus d’une fois à une représentation depuis la régie, on m’a expliqué comment chaque machine fonctionne et à quoi elles servent, j’ai même pu les tester après une représentation. Quand au danseur, il m’a parlé de ses débuts, de son parcours, et du fait qu’il n’aurait jamais imaginé en arriver là.

Ce stage a été un véritable enrichissement pour moi, j’ai fait des rencontres inoubliables et acquit des connaissances des plus intéressantes. La Garance est un lieu convivial où on se sent chez soi. Cet endroit m’a rappelé que notre métier doit avant tout être un plaisir, et que nous avons la liberté de choisir. Ce lieu m’a redonné l’envie d’apprendre, de me cultiver, de voir de nouvelles choses. Honnêtement, ce serait un véritable rêve de travailler dans un lieu comme la Garance où on prend plaisir à y venir.
Je tiens à remercier toute l’équipe pour leur accueil, leur générosité, le temps qu’ils m’ont consacrés, et leur bonne humeur. »
Cassandre


Les super-héros de Jean Moulin

lundi 11 février 2019, par Nicolas

Dans le cadre du festival D’ailleurs je suis d’ici, la Cie Du jour au lendemain anime un atelier d’écriture et de réalisation de costumes à l’école Jean Moulin de Cavaillon. Son thème ? Les super-héros !

Chaque enfant de la classe de CM2 de Mme Bossa a pour consigne de s’inventer un personnage de super-héros. Non un super-héros de comics ou de cinéma, mais un super-héros qui leur appartient, leur ressemble, partageant leurs préoccupations. En usant des ingrédients et des codes du super-héros !

Tout commence par des ateliers d’écriture animés par l’autrice Catherine Monin.
1er atelier : cerner le super-héros, ses attributs, ses missions
Quels sont les attributs d’un super-héros ? Peut-on être un super-héros quand on est une fille ? Est-ce qu’un super-héros peut avoir peur ? Comment le reconnait-on ? Vit-il toujours caché ? A-t-il des amis ? Contre quoi se bat-il ? En avez-vous déjà rencontré en vrai ?
2e atelier : la naissance du super-héros
Vient-il d’une autre planète ? Comment est-il devenu un super-héros, ou comment s’est-il rendu compte de ses pouvoirs : chimie, objet, sentiment, événement particulier, aliment, élément naturel ? Qu’a-t-il alors ressenti ? Et enfin, le plus important : quel est son super pouvoir ?

3e atelier : la vie de super-héros, c’est pas toujours simple
Quel est son ennemi, sa mission ? Son point faible ? Comment s’est passée la première fois où il sauvé une vie (voire la planète) ?
Et enfin, 4e atelier : mon cahier de super-héros
C’est comme un livre de recettes, mais qui récapitule tout ce dont on a besoin pour construire et imaginer son super-héros, ses pouvoirs, son quotidien détaillé : descriptions, anecdotes, dessins, croquis.

Suite des ateliers après les vacances d’hiver, avec la création des costumes (cape et masque), aux côtés d’Elisa Voisin, costumière et comédienne.

On vous laisse la surprise, mais sachez que vous allez rencontrer des super-héros aux pouvoirs bien singuliers : des super-sportifs (gymnaste, bmx-iste), des qui se téléportent dans le pays de leur choix, ou encore qui transforment tout objet touché en vert. Et il y en aura 29 !


Du Rivage au grand large

vendredi 9 novembre 2018, par Nicolas

Et si on donnait la parole aux jeunes de Cavaillon ? Si on leur donnait la possibilité de se rencontrer, au-delà de leur quartier, de leur établissement scolaire ? De choisir ? Depuis l’aventure des Lettres jamais écrites avec Estelle Savasta, ces questions nous préoccupent.

Aussi, durant les vacances de février 2018, la Garance propose à 17 adolescents et jeunes adultes de 13 à 22 ans un stage théâtre animé par Pascale Daniel-Lacombe et le Théâtre du Rivage. Ces jeunes sont recrutés par nos relais enseignants et socioculturels, afin de constituer un groupe le plus divers possible, qui va mêler des collégiens et lycéens en atelier et option Théâtre, mais aussi des jeunes gens suivis par la Mission locale, ou d’autres accompagnés par le CCAS ou l’ADVSEA. 17 adolescents et jeunes adultes qui ne se seraient jamais rencontrés par ailleurs.

Plus qu’un stage, c’est un laboratoire qui leur est proposé, un espace de créativité et de libre expression, intégré au processus de création de la Cie, alors en résidence pour leurs futures pièces, Maelström et Dan Da Dan Dog, axées sur notre rapport au temps. Pendant une semaine, le groupe alterne échanges, collectages de paroles auprès des passants, exercices d’improvisation théâtrale et corporelle, atelier d’écriture, travail autour du texte Maelström de Fabrice Melquiot,…, avant une restitution devant leur famille et les partenaires du projet.

Suite à cette semaine, un bilan est partagé avec les participants. Ces derniers souhaitent s’engager davantage avec la Garance et dans leur rapport au spectacle vivant. Nous imaginons et construisons alors ensemble un parcours sur la saison 2018/2019, comprenant 5 spectacles choisis par eux, et 5 ateliers de pratique avec les artistes de ces pièces. Ainsi qu’un nouveau stage/laboratoire durant les vacances d’avril, aux côtés d’Estelle Savasta (on y revient !), autour de sa future création, prévue en octobre 2019 à la Garance.
C’est aujourd’hui un groupe de 21 adolescents et jeunes adultes qui est étroitement associé à la Garance. Et il est toujours possible de se joindre à eux !

Spectacles choisis par le groupe, et qui feront l’objet de rencontres et d’ateliers :

Prochaine rendez-vous mercredi 19 décembre, pour un goûter d’avant-Noël et une visite du théâtre.


20 enfants de Cavaillon à l'Honneur

mercredi 6 décembre 2017, par Nicolas

Pour la 3e année consécutive (retour sur l’édition 2015), 20 enfants de Cavaillon ont découvert en juillet dernier le festival d’Avignon dans le cadre de la manifestation "Avignon enfants à l’Honneur" organisée par l’association Scènes d’enfance et d’ailleurs - Assitej France.

Avec près de 400 enfants et leurs accompagnateurs, venus de toute la France, ils ont été accueillis à la Cour d’Honneur pour une création participative*, avant de parcourir les rues de la ville pour voir des spectacles, rencontrer des artistes et participer à des ateliers de pratique. Ces enfants des écoles La Colline, Jean Moulin, Charles De Gaulle et des Vignères étaient accompagnés par la Garance, l’OCV et leurs directrices et enseignantes.

Voici leur carnet de route, réalisé par Laurance Sauvagnac, enseignante à l’école Charles De Gaulle :



Le groupe (casquettes oranges) a également été interviewé par une équipe de France 3 Champagne-Ardennes :


#Avignon 1 : le Centre de création pour l’enfance de Tinqueux

* La création collective, préparée en amont du festival par chacun des groupes participants, consistait en une composition de sound painting imaginée par Sylvain Mazens, que les fans de Village Pile Poil connaissent bien. La vidéo/mode d’emploi transmise aux participants a été réalisée avec les enfants de Cavaillon :


Avec les tout petits...et leurs aînés

jeudi 23 novembre 2017, par Nicolas

La saison dernière, Laurance Henry, artiste compagnonne de la Garance, s’est immergée en résidence auprès de jeunes enfants et de personnes âgées. C’est en effet tout l’objet de ses Traversées, projet artistique sur 4 ans visant à questionner l’enfance, celle que l’on vit, ou la mémoire que l’on en conserve. « Au-delà des mots, du récit, du souvenir ; comment l’enfance se raconte-t-elle à travers le corps ? »

A partir des matériaux collectés, gestes comme traces de l’enfance, elle présentera en février prochain à la Garance, En un éclat. Et en parallèle, elle a imaginé une petite forme à l’attention des tout petits, dont nous avons eu la primeur : Colimaçonne.

01.

Colimaçonne réunit sur une page blanche Laurance Henry, au dessin, et Pauline Maluski, danseuse, soit les deux artistes en résidence l’an passé. C’est une petite forme autonome, imaginée pour aller partout, dans les lieux non équipés, notamment les crèches ou les maisons de retraite, au plus près des publics.
Elle a été jouée en avant-première pour les enfants des écoles maternelles La Colline et Camille Claudel, à Cavaillon, qui ont participé à ce projet. Et du 8 au 16 novembre à la Garance, à l’attention des familles, puis dans 10 crèches de la Communauté d’agglomération Luberon Monts de Vaucluse, et enfin auprès des résidents de l’EPHAD de Cavaillon.

Colimaçonne a ainsi été l’occasion de s’immerger dans le quotidien des enfants, des personnes âgées résidentes, comme du personnel les accompagnant. Au plus près d’eux. D’aller à leur rencontre, de les surprendre dans leurs habitudes et lieux de vie. De jouer des mimétismes et des décalages entre ces publics et leurs gestes, leurs postures et leurs attitudes, réinterprétés par Laurance et Pauline. La poésie d’un geste, d’un souffle, d’un mouvement ; un moment de connivence entre l’artiste et l’enfant, des regards qui se croisent, des corps qui s’effleurent. Et l’enfance qui surgit, ou resurgit.