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Archives saison 2013 - 2014

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Yoann Bourgeois

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Acrobate, acteur, jongleur, danseur Yoann Bourgeois est avant tout Joueur.

Il grandit dans un petit village du jura.
A l’école du cirque plume, il découvre les jeux de vertiges. Plus tard, il sort diplômé du Centre National des Arts du Cirque de Châlons-en-Champagne qu’il aura traversé en alternance avec le Centre National de la Danse Contemporaine de Angers. Il collabore avec Alexandre del Perrugia, avec Kitzou Dubois pour des recherches en apesanteur.
Il devient ensuite artiste permanent du Centre Chorégraphique National de Rilleux-la-Pape, compagnie Maguy Marin où il œuvre pendant quatre années autour de l’incessante question de l’ "être ensemble". Aguerrit des reprises de May B et Umwelt et de deux créations (Turba, 2007 et Description d’un combat, 2009) ses armes en 2010 sont toutes prêtes pour entamer son propre processus de création.
C’est à ce moment qu’il initie l’Atelier du Joueur, centre de ressource nomade pour le spectacle. Cet atelier réunissant des artistes issus de champs différents pose les bases de ce qui deviendra la Compagnie Yoann Bourgeois.

C’est à Grenoble, là où il est né 28 ans auparavant qu’il décide de retourner pour implanter sa compagnie naissante avec l’intention d’approfondir au cours de la première création qu’il dirige, les liens secrets entre jeux de simulacre et jeux de vertige.
La MC2 : Grenoble lui confie le soin d’investir le belvédère Vauban, haut perché sur la ville. La création in-situ donne Cavale. Ce duo avec Mathurin Bolze se voit dès lors, à la recherche des plus impressionnants panoramas, et suscite par le vertige, une dimension éternelle de l’éphémère.

Par ailleurs, il se lance avec ses alliés dans un vaste chantier d’écriture de petites pièces de cirque appelées Les fugues : danses spectaculaires pour un homme et un objet écrites précisément sur l’art de la fugue de J.S Bach. Le format court de ces pièces propose une nouvelle version du traditionnel "numéro" en déconstruisant le vocabulaire circassien. La "figure" (élément classique de l’écriture circassienne) accède au statut de "motif musical" et permet à cette nouvelle écriture du cirque de s’émanciper de la tyrannie toute puissante du "spectaculaire".
Dans la volonté d’aborder une grande diversité d’espaces, ces petites pièces ont l’exigence d’un dispositif scénique léger.
En approfondissant une écriture singulière du cirque s’affirme en lui un intérêt tout particulier pour la relation corps / force comme source inépuisable de drame.
Le développement de cette recherche donne fin 2011 le spectacle : l’Art de la Fugue, qui présente la déconstruction d’un bloc de matière monolithique, par deux acteurs, un homme - lui même, et une femme - Marie Fonte, parallèlement à l’interprétation en vis à vis, de l’œuvre éponyme de Jean Sébastien Bach joué sur scène par la pianiste Célimène Daudet.

 

 
 
 
 
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