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arts indisciplinaires

Yannick Jaulin / Michel Laubu

De l’oisiveté et de l’art de la guerre chez les dodos et autres peuples insulaires


mardi
23 mars
2010
23 > 26 mars
L’oiseau rare - Théâtre de Cavaillon
Entrée libre (réservation obligatoire)
mercredi
24 mars
2010
La gentillesse a-t-elle un avenir ? - Théâtre de Cavaillon
Entrée libre (réservation obligatoire)
jeudi
25 mars
2010
La solitude - Théâtre de Cavaillon
Entrée libre (réservation obligatoire)
vendredi
26 mars
2010
L’insularité - Théâtre de Cavaillon
Entrée libre (réservation obligatoire)

Voyage vers l’Humanité … Une confrontation toute artistique … Une rencontre entre deux univers… Un métissage sensible… Un chantier imaginaire...

Yannick Jaulin est un conteur, un acrobate du langage, un passeur de mots en voyage(s), questionnant son humanité, ses racines, ses doutes, ses peurs. Sans cesse en train d’explorer de nouvelles formes artistiques. Avec ce désir insatiable de faire un "théâtre de l’humanité". Michel Laubu, c’est le théâtre visuel, sonore, reposant sur l’assemblage d’objets usés improbables, redécouverts par ce chef de bande un brin archéologue qui retrace un passé supposé, imagineur de mythologie. Une poésie inouïe de bric et de broc, une fantaisie délirante.

Chaque soir les deux énergumènes, ces "deux poètes du quotidien" accueillis en "Chantier-Résidence" confronteront joyeusement leurs univers artistiques. Une occasion rare de tisser de nouveaux rapports avec les publics en ouvrant ce chantier de recherche imaginaire et d’invention artistique à tous les vents et à toutes les rencontres.


Chantier Turak Jaulin @ Paolo Cardona

Michel Laubu

Michel Laubu découvre la Turakie en 1985. Il en est le guide officiel, ethnologue, linguiste, archéologue et en tout cela artiste. Il invente un théâtre mêlant la marionnette et le théâtre d’objet. Dès son premier spectacle, le Turak impose sa vision d’un théâtre au foisonnement imaginaire rare. Depuis quelques années, Michel Laubu s’interroge sur le renouvellement des dispositifs scéniques, il affirme sa volonté de développer de nouveaux champs d’écritures, de nouveaux outils permettant au théâtre d’objet de garder ses qualités d’intimité tout en développant des formes de plus grande envergure. Il s’interroge aussi sur la place de l’acteur dans ce type de théâtre. Ce qui intéresse particulièrement Michel Laubu dans le travail avec les marionnettes, c’est la silhouette qui est derrière, l’ombre de celui qui tient l’objet, qui le met en mouvement. Les comédiens-marionnettistes font corps avec leurs créations et l’on peut admirer la coordination de leurs gestes, l’habilité et la grâce de leurs mouvements, la dextérité de leur manipulation, leur façon de faire jaillir la poésie et la magie de presque rien.

Turak est compagnie en résidence aux Subsistances à Lyon. Michel Laubu est également depuis 2006, et jusqu’en 2009 "artiste associé" au Volcan/Scène Nationale du Havre.

[ source : theatre-contemporain.net ]

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- voir également le site du Turak Théâtre

Yannick Jaulin

Yannick Jaulin est un acteur qui fait des histoires. Et quelles histoires ! Son travail artistique est reconnu par un public de plus en plus large. Sa poésie roulant les mots d’hier dans une grande modernité d’écriture, son humour burlesque aux personnages picaresques et attachants, en font un artiste décalé de la scène française, résistant aux classifications.

A la fois conteur, comédien, auteur, philisophe et humoriste, Yannick Jaulin n’a qu’une obsession dans son parcours artistique : replacer les grands mythes au coeur de notre monde en partant du quotidien.

Le raconteur d’histoires devient passeur de mondes, éveilleur de consciences et vit ses engagements sur scène comme sur le terrain. Et quel terrain… : "Pougne-Hérisson", "Nombril du Monde !…" La découverte (ou plutôt la révélation) a lieu en 1986, par hasard, un soir d’orage…

Quelques mois plus tard, les habitants du village assistant à un spectacle de Yannick Jaulin l’invitent à nourrir son imaginaire sur place. Plus qu’une rencontre, un coup de foudre… Pougne-Hérisson, commune rurale du Poitou, sertie dans le granit devient, "par le fait", plus que le décor de ses histoires… Jaulin initie en 1990 avec les habitants un événement loufoque appelé "Sacré nombril", biennale du 15 août, originale et rapidement reconnue comme telle dans l’Hexagone.

En 1996, la Cie "Yannick Jaulin - Le beau Monde ?" s’implante à Pougne-Hérisson. Elle y porte ses propres spectacles et poursuit la direction artistique des projets culturels. Elle impulse la ligne artistique : recherches sur l’oralité, sur différentes formes de paroles et d’histoires.

Le milieu rural devient un champ d’expérimentations fabuleux, terrain d’innovations et d’exigence artistique. Depuis "J’ai pas fermé l’oeil de la nuit", il va chercher, au coeur même des tranches de vie et des histoires singulières, les expresions de l’université.

Yannick Jaulin est un voleur d’histoires qui réécrit le fruit de ses collectes et les mets au service de son propos. De bistrots en cimetières, le conteur croise fées et menteurs, cherchant les caractères qui, depuis que l’homme est l’homme, traversent et agitent le monde.

Ses compagnonnages avec le théâtre (Wadji Mouawad notamment) l’ont amené à une écriture beaucoup plus élaborée où la dramaturgie prend une place primordiale. Sa complicité maintenant ancienne avec Frédéric Faye sur le jeu lui a permis d’habiter ses personnages avec la plus grande justesse. Il passe ainsi de la narration à l’interprétation, de l’adresse publique du conteur au monologue du comédien avec une grande aisance. Si on ajoute, une scénographie épurée et inventive, une musique complice, c’est donc à un spectacle total que nous convie Yannick Jaulin, qui au centre de cette composition, reste le maître du jeu.

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- voir : [le site de Yannick Jaulin>http://www.yannickjaulin.com/]