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Symfonia piesni žałósnych


Présentation

La danse et les créations chorégraphiques de Kader Attou se caractérisent en particulier par une poétique où l’expression
des sentiments est centrale.
Chorégraphe engagé, un des traits
de sa signature se situe dans la
dimension imageante de la musique
qui porte l’émotion.
Depuis l’âge de vingt ans, Kader
Attou est emmené par la Symphonie
n°3 dite des Chants plaintifs,
Symfonia pieśni żalósnych, de
Henryk Mikołaj Górecki. La version
enregistrée par la soprane Dawn
Upshaw et le London Synfonietta,
dirigés par David Zinman est le socle
de la nouvelle pièce de Kader Attou.
Pour la première fois, il s’attache ici à
l’intégralité d’une oeuvre musicale.
Cette nouvelle création en
explore l’ensemble des aspects
compositionnels et sensibles,
se laisse transporter par la voix,
traverser par la force mélodique et
s’unit au message d’espoir.
Kader Attou vit son identité de
danseur chorégraphe comme l’île
imaginaire et créatrice de l’entre
deux rives. Son questionnement
intime sur les origines, le métissage
et l’altérité assoit un regard et un
univers chorégraphique ouverts
sur le monde, les autres cultures
et les autres danses.
Dans le frottement des aspérités de
chaque danseur, l’attention portée
à l’autre, Kader Attou fabrique
une communauté de corps où
l’émotion et le sens surgissent,
offrande humaniste de la danse.
Au-delà des styles, le geste dansé
est préservé comme un cadeau
précieux, reflet de la richesse de
l’humanité. Kader Attou ne cherche
pas l’uniformisation des corps en
mouvement.
Sa recherche dansée se fonde sur la
singularité de chaque danseur et la
reconnaissance des similitudes, des
parentés du geste et des énergies
de la communauté dansante. Et la
sincérité de cette dialectique des
différences résonne en chacun
de nous.