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Réalisateur et metteur en scène

Patrice Chéreau


Patrice Chéreau commence sa carrière dans le théâtre, à vingt-deux ans, en dirigeant le Théâtre de Sartrouville, avant de travailler au Piccolo Teatro de Milan. En Italie, il monte plusieurs pièces (Neruda, Lulu de Wedekind, Marivaux, Dorst) mais aussi L’Italienne à Alger de Rossini, au Festival de Spoleto. Codirecteur
du TNP de Villeurbanne de 1972 à 1981 avec Roger Planchon et Robert Gilbert, il aborde Marlowe, Marivaux (La Dispute), Bond (Lear), Wenzel et Ibsen (Peer Gynt).
Il met en scène des opéras, Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach à l’Opéra de Paris (1974). Avec Pierre
Boulez
, il monte la Tétralogie de Wagner au Festival de Bayreuth (1976), puis la version intégrale de Lulu de Berg à l’Opéra de Paris (1979).

En 1982, il prend la direction du Théâtre des Amandiers à Nanterre avec Catherine Tasca. Il rencontre Bernard-Marie Koltès qu’il contribue à révéler en créant la plupart de ses pièces (Combat de nègre et de chien, Quai Ouest, Dans la Solitude des champs de coton, Le Retour au désert). Il monte aussi Genet (Les Paravents), Marivaux, Heiner Müller, Tchékhov et Shakespeare (Hamlet, au Festival d’Avignon en 1988).

En 1983, L’Homme blessé le fait connaître des cinéphiles et remporte l’année suivante le César du meilleur scénario. Durant ces années, il monte également Lucio Silla de Mozart, puis, après son départ des
Amandiers en 1990, Wozzeck au Théâtre du Châtelet en 1992 et Don Giovanni à Salzbourg en 1994.

Au cinéma, après La chair de l’orchidée (1975), avec Charlotte Rampling, Judith Therpauve (1978) , avec
Simone Signoret, L’homme blessé (1983), avec Jean-Hugues Anglade et Vittorio Mezzogiorno, Hôtel de
France
(1987), Le Temps et la Chambre (1992), La Reine Margot (avec Isabelle Adjani) remporte le prix du jury au Festival de Cannes de 1994, puis cinq Césars. Par la suite, ses films se font plus personnels. Ceux qui m’aiment prendront le train (César du meilleur réalisateur) reconduit le cinéaste à Cannes en 1998, et
Intimacy, tourné en anglais à Londres remporte l’Ours d’or au Festival de Berlin de 2001 ainsi que le prix
Louis-Delluc. Les deux films ont choqué par leur réalisme et leur crudité, mais aussi marqué par la force
de leur mise en scène. Avec Son frère, (Ours d’argent à Berlin), Patrice Chéreau continue sur cette lancée
et se concentre sur une histoire plus intime, comme dans Intimacy, celle d’un homme qui se découvre
incapable de supporter la peur que lui inflige sa maladie. En 2004 il a tourné Gabrielle, tiré d’une nouvelle
de Joseph Conrad (avec Isabelle Huppert et Pascal Greggory), sorti en septembre 2005. Puis ce sera
Persécution (avec Romain Duris et Charlotte Gainsbourg) sorti en décembre 2009.

Il est revenu au théâtre en 2003 pour monter la Phèdre de Racine avec Dominique Blanc, (Odéon-Théâtre
de l’Europe, RuhrTriennale et Festival de Vienne en Autriche). En juillet 2005, Così fan tutte de Mozart
marque son retour à l’opéra au Festival d’Aix-en-Provence, puis à l’Opéra de Paris (septembre 2006 et
octobre 2006) ainsi qu’au Theater an der Wien (Vienne, Autriche en juin 2005 et Novembre 2006). En
septembre 2008, il crée La Douleur de Marguerite Duras avec Dominique Blanc (en collaboration avec
Thierry Thieû Niang

Retour à l’opéra en 2007, avec De la Maison des morts de Leos Janacek, dirigé par Pierre Boulez,
collaboration artistique Thierry Thieû Niang (Festival de Vienne, Holland Festival et Festival d’Aix-en-
Provence) et enfin Tristan et Isolde de Richard Wagner, dirigé par Daniel Barenboim à la Scala de Milan
(décembre 2007 et janvier 2009).

Depuis 2010 : Rêve d’Automne de Jon Fosse, La Nuit juste avant les forêts de Bernard-Marie Koltès avec Romain
Duris et , avec Thierry Thieû Niang, Je suis le
vent
de Jon Fosse.