Bandeau
Le glob
Le site
Rechercher
Facebook
Twitter
Instagram
 
 
Pourquoi La Garance ?

vendredi 5 septembre 2014, par David

En cette saison 2014/2015, la Scène nationale devient La Garance - Scène nationale de Cavaillon. Un nom qui s’est très vite imposé à nous, parmi les plus de 250 propositions reçues suite à l’appel public lancé au printemps dernier.

La garance, plante vivace de Provence, fait la fortune du Vaucluse au XIXe Siècle. Jusqu’à 50 moulins produisent le fameux pigment rouge. Originaire du Moyen-Orient et de Méditerranée orientale, la garance est introduite sur notre territoire au milieu du XVIIIe Siècle et se propage très vite dans toute le département. Certaines années, il génère jusqu’à 65 % de la production mondiale.
Les principes colorants du rouge sont concentrés dans les racines de la plante. Ses rhizomes, évoquent aussi les réseaux, une notion importante du projet artistique de la Scène nationale...
La garance était appelée « rouge des teinturiers ». Cette couleur est aussi fortement associée au Théâtre de Cavaillon : cube d’accueil, rideau du hall d’entrée ou fauteuils..., couleur de l’émotion, de l’énergie et de la passion.

En savoir plus sur la Garance en Vaucluse :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Garance_des_teinturiers
- Soies, indiennes, blue-jeans, une saga du textile entre Provence et Cévennes, René Lefranc, Petite Bibliothèque Edisud

Enfin, Garance est le prénom du personnage central du film Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, interprété par Arletty accompagnée de Jean-Louis Barrault et Maria Casarès, Jacques Prévert en étant le scénariste.
Le film, ouvert et clos par des rideaux, est également une mise en abyme de la représentation, déclinant le monde du spectacle, traitant de la pantomime, du mime, de la comédie, du mélodrame et de la tragédie. Un film qui traite aussi d’amour fou... c’est ce que nous espérons entre vous et La Garance - Scène nationale de Cavaillon !

Ce film est également dédié au peuple modeste qui va se percher tout là haut, aux places les moins chères, dans le poulailler… « [le paradis] C’est le public préféré de Prévert, le vrai public, celui qui réagit, celui qui participe », écrit Carole Aurouet dans Jacques Prévert, portrait d’une vie.
Le théâtre va dans ce film combattre les préjugés, l’injustice et a un rôle social dans la cité. C’est le mime (Jean-Louis Barrault) qui y montre ce que plus personne ne voit et cela grâce à l’art et au sensible.

Vos réactions
Partager
Facebook
Vimeo
Twitter
 
 
Lettre d'informations
S'abonner au blog
 
Haut de page