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Pippo Delbono

Récits de Juin


Mise à nu d’un homme, seul en scène. Un abandon où théâtre et vie se confondent, peut-être coïncident. Mémoires de blessures : les amours, l’exil. La douleur de ceux qui se sont sauvés pour ne pas oublier et raconter. Une magistrale leçon sur ce que le théâtre peut dire, un « attentat », contre le silence et la solitude, un « acte terroriste » pour nous montrer que la vie peut être aussi poésie.

Sur scène, juste une table, une chaise, une bouteille, un verre, deux micros. Dans ses Récits de juin, seul sur le plateau, l’acteur et metteur en scène italien se livre et se délivre à travers les mots et de petits gestes, en une étrange alchimie comme bricolée à la hâte mais faussement improvisée. Il libère ainsi toute l’intensité d’un parcours voué à la nécessaire communion des hommes et du théâtre.
À mi-chemin entre confidence et conférence, l’exhibition intime de cette quête existentielle se livre dans la sobriété ou l’impudeur, entre silences éloquents et paroles crues déversées en exutoire.
Authentique saltimbanque, Pippo Delbono marche sur le fil de ses pensées, évoque cette "mémoire physique de la blessure" qui fonde ses créations, à travers une écriture de scène poétique, élaborée à partir du corps.
Une intimité imprégnée par ses rencontres avec ses complices de création, de Pepe Robledo à Bobò, sourd et muet, que l’acteur a sorti de l’hôpital psychiatrique où il vivait. Pippo raconte sa propre histoire et la leur, entremêlées à des fragments de pièces. Ces Récits de juin scellent la vérité du créateur et l’acteur sans masque, dans un bouleversant moment d’abandon.

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Nous accueillons également Pippo Delbono pour sa toute première création : Le temps des assassins, la veille, jeudi 23 novembre.

Profitez du pass pour voir les deux spectacles !

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Entretiens avec Pippo Delbono

"[...]
Je n’aime pas les spectacles où le texte devient la représentation de quelque chose. Il y a trop souvent une prédominance du théâtre de textes, de paroles. J’ai présenté une pièce de Shakespeare, Henri V, mais tu n’as pas la sensation que c’est un Shakespeare. Ce sont des hommes qui parlent de luttes, de la fragilité des hommes
[...]"

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