archives
ss
ce

Note des auteurs

Soeur, je ne sais pas quoi frère


Au théâtre, il faut toujours laisser les personnages passer devant.
L’écrivain doit s’incliner et suivre derrière.

A l’origine

Sœur je ne sais pas quoi frère est né du désir de retrouver quatre comédiennes qui ont jalonné le parcours de notre compagnie, de leur associer une petite fille de 10 ans, et de nous inspirer d’elles pour écrire une histoire.
Elles sont si différentes les unes des autres en âge et en esprit que, par contradiction, nous avons décidé d’en faire les cinq sœurs d’une même famille. Ainsi, l’histoire qu’elles vont nous jouer sera toujours invraisemblable mais en même temps commune à celle de toutes les fratries.

Le fil d’une histoire…

Cinq sœurs se retrouvent dans une maison vide. Elles reconstituent pour nous un événement dramatique de leur passé commun. Puis elles se réfugient dans le salon et attendent les conséquences de leur acte. Après la visite inattendue du père toujours absent mais toujours nommé, elles vont se coucher et revivent un rêve de leur enfance, cachées au fond d’un petit placard. Par le hasard d’une petite clé qu’elles retrouvent par enchantement, elles ressortiront l’une après l’autre de la maison par la petite porte de derrière, à la pointe du jour, pour s’en aller vivre leur vie.

… ou des histoires en enfilade

Plutôt que de suivre le fil d’une histoire, nous avons choisi de raconter des histoires en enfilade, comme le sont parfois les pièces d’une maison. Comme pour les maisons encore, ces histoires vous claquent parfois la porte au nez, par crainte du secret qu’elles vont livrer. Et nous ne connaîtrons jamais le fin mot de l’histoire.
A l’image de ces femmes qui naviguent entre jeu, réalité et illusion, la mise en scène s’appuie sur les capacités du théâtre d’être d’abord un espace en lui-même, puis celui d’une histoire qui se raconte au présent, et enfin celui du rêve et de l’enchantement.
Et pour faire un clin d’œil à la Russie qui nous a tant inspirée pour cette création, le spectacle pourrait commencer à la fin de la représentation d’une pièce de Tchekhov, au moment où les comédiennes remontent des loges sur la scène pendant le démontage.