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La jeune fille, c’est...


La jeune fille, c’est Nina. Nina Santès, jeune danseuse virtuose à la technique sûre et nerveuse, mais
aussi surprenante interprète, visage d’icône, présence enfantine, et
détermination à toute épreuve

La rivière, c’est le flux des sons et des images.
Images et sons comme autant d’énigmes, autant de miroirs tendus par le corps
qui questionne l’instant présent.

Images et sons complices, au pouvoir qui parfois submerge … mais qui ici
révèlent par leur action une corporéité en construction, une danse qui se
cherche, une écriture en train de se fabriquer.

Grâce à une installation de capteurs à infrarouge, l’espace de jeu apparaît
petit à petit comme la matrice même de la danse.

La gestuelle de la danseuse, issue de l’action en direct sur les sons et les
images, crée peu à peu un vocabulaire autonome, libre de se combiner et de
se dérouler dans une grande phrase chorégraphique.

De même, les sons et les images libérés par fragments par le corps de la
danseuse s’enchaînent au cours du spectacle pour composer peu à peu des
entités musicales ou plastiques, reflets du langage en train de s’écrire,
partenaires de la jeune fille au prise avec sa propre création.

Le mouvement ressemble parfois à un portrait gestuel, parfois à une fugue
échevelée. Car iI s’agit de trouver le plaisir d’une danse qui défie l’arrêt sur
image, qui porte en elle les possibilités de jeu, d’esquive, de flottement et de
dérive… Pour une Ophélie d’aujourd’hui…

Arnaud Bertrand a composé la sphère sonore, à partir d’un corpus de sons et
de bribes de mélodies qui soutiennent notre recherche de mouvements en
interactivité.

Marc Baylet et Thomas Godefroy sont chargés des images, des lumières et de
la mise en espace du dispositif scénique. La vidéo dévoile pas à pas, au rythme
des mouvements de Nina, un univers plastique en construction, comme un
voyage fragmenté dans l’inconscient de La Jeune Fille.