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Archives saison 2008-2009

 
vendredi
14 novembre
15 h 58
Théâtre de Cavaillon

La dernière du CREAHM Provence ?  

Expo de peintures et sculptures

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Un dernier regard sur une sélection significative des œuvres produites au CREAHM Provence, histoire qu’ « on en parle ».

 

- Vendredi 14 novembre à 18h30 : vernissage et rencontre avec Luc Boulangé et Madeleine Louarn, metteur en scène de Alice ou le monde des merveilles (entrée libre).

expo creahm provence

L'exposition

En 1999, le CREAHM Provence est créé en Vaucluse, fort de l’expérience menée en Belgique à l’initiative de Luc Boulangé depuis plusieurs années, où des artistes offrent à des personnes handicapées mentales de mener une pratique artistique. L’activité se développe rapidement : ateliers d’arts plastiques, de musique, de danse, production d’un spectacle, expositions, compagnonnages avec la Scène Nationale de Cavaillon, le Festival off d’Avignon, les Conviviales, le Parcours de l’Art, la Gare de Coustellet, Rencontres européennes et locales autour de « l’art et le handicap ». Le projet de création d’un CAT artistique, comme il n’en existait que quelques-uns en France, n’est pas retenu par les institutions, et c’est, en 2006, l’arrêt des activités, faute de financement.

Une nouvelle association, ARTDIF, prend aussitôt le relais, pour ne pas « en rester là » et risquer de taire autant de créativité, de savoir-faire, et d’envie. Un projet d’accueil de jour, conforme au schéma départemental, est déposé, mais il semble bien aujourd’hui qu’il n’y ait « pas de place pour un tel projet ».

Cette exposition, c’est un dernier regard sur une sélection significative des œuvres produites au CREAHM Provence, histoire qu’ « on en parle ». Pour espérer encore ?

Exposition visible jusqu’au 16 décembre aux heures d’ouverture du Théâtre.

Entrée libre.

Artdif ?

« ARTDIF » comme « ARTS DIFFERENCIES », concept développé par Luc Boulangé, fondateur du CREAHM – Créativité et Handicap Mental.

L’Association ARTDIF s’est donné, à la cessation d’activité du CREAHM Provence en 2005 (après 6 ans d’activité en 84), la mission de reprendre les fondements de son projet, à savoir :

- des personnes différentes, quand elles y sont accompagnées par des personnes qualifiées, proposent des créations qui méritent d’être présentées au public et interrogent le monde et l’humanité ;

- la créativité au service d’un projet exigeant permet des échanges, libérés de tentations compassionnelles mais conscients de la différence entre les personnes handicapées et non handicapées et des rencontres pouvant déboucher sur des réalisations collectives ;

- la reconnaissance de l’œuvre porte ses fruits au niveau de l’insertion de ces personnes différentes dans le monde social et chaque projet est l’occasion pour elles de se frotter aux contraintes du monde réel pour pouvoir en reculer les limites ;

- la production artistique et culturelle s’enrichit de ces œuvres singulières qui s’inscrivent pour certaines dans les galeries et même les musées aux côtés d’autres créations relevant des courants d’ « art brut », d’ « art primitif »…

ARTDIF c’est une équipe de bénévoles, convaincus par la justesse de la proposition qu’avait concrétisée le CREAHM Provence sans parvenir à pérenniser sa structure (ateliers/formations/coproduction de projets culturels), et qui ne s’est encore pas résolue à mettre un point final à cette histoire.

Que veut dire ARTDIF en proposant une sélection d’œuvres de la collection du CREAHM Provence confiée par leurs auteurs ?

Les bénévoles d’ARTDIF, entourés de nombreux sympathisants au projet depuis le CREAHM Provence, n’ont pas obtenu de signal sérieux quant à la création d’une structure dont ils ont déposé le projet depuis plus d’1 an et demi. A ce jour, la concrétisation de ce projet semble vouée à un engourdissement lent et inéluctable dans les dossiers « classés sans suite ». Faut-il s’y résigner ? Ce qui a émergé dans les ateliers du CREAHM, toute cette vitalité, ce potentiel à peine exploré, doit-il être effacé comme si rien n’avait eu lieu ?

Dans le cadre de cette invitation de la Scène Nationale, aux côtés du spectacle présenté par Madeleine LOUARN, nous voulons déclarer à un public le plus large possible : voilà de quoi nous allons nous priver. Aussi souhaitons-nous que l’exposition avec le spectacle constitue un temps fort de réflexion pour les uns et les autres et peut-être laisse envisager encore des « possibles ».

 
 
 
 
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