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LES SUBLIMES

THEATRE & CIRQUE


Guy Alloucherie utilise le cirque, lieu d’une mise en danger du corps, pour évoquer les aliénations qu’on lui fait subir ou les souffrances qu’on lui impose.

Dans ce spectacle mêlant images militantes et virtuosité circassienne, les performances et prouesses physiques extrêmes du cirque prennent un autre

C’est cruel, touchant... sublime.

Ce que la presse en dit...

LE MONDE - C. Bedarida - 11 mai 2003

Avec "Les Sublimes", Guy Alloucherie a cherché dans l’univers du cirque un langage qui restitue le sens du danger, commun au travail de la mine et à l’acrobatie. "Les Sublimes, c’est un spectacle sur l’économie et le physique, le physique et le politique. Trop de vies se sont arrêtées à cause des mines. Une histoire dangereuse comme un passé qui vous claque à la figure. Des artistes confrontés à l’écho du monde, au coeur d’une nouvelle guerre mondiale, celle du néo-libéralisme". Les Sublimes brasse avec une audace réussier l’Irak et la silicose, le Kosovo et Richard Durn, l’histoire des syndicalistes communistes déportés à Dachau et le centre de réfugiés voisin de Sangatte. Guy Alloucherie superpose de brillantes acrobaties au trapèze ou au mât chinois et des images d’ouvrières licenciées.

LIBERATION - J.-P. Thibaudat - 29 octobre 200

Guy Alloucherie revisite les boyaux de la mine et les entrailles de son théâtre. Subliminal.
Et si le théâtre avait perdu le contact ? Et si les théâtres s’étaient mis à ressembler à des usines, avec des directeurs de théâtre contremaîtres chargés de veiller à la production aux normes ? Et si l’on s’était endormi à force de faire des spectacles livrés clefs en main comme des Twingo ? Ce sont des questions comme cela qu’on se pose en voyant Les Sublimes, spectacle subliminal.

LA VOIX DU NORD - G. Autem - 21 janvier 2003
Les Corps des "Sublimes"

"J’avais besoin de mettre des mots sur la violence de notre monde environnant", expliquait Guy Alloucherie, metteur en scène, après la première de "Les Sublimes" qu’il présentait hier soir sur le site du 11/19, devant une salle comble.

Avec la complicité de onze artistes, danseurs et acrobates, il a tenté d’exprimer ses émotions avec les corps des autres, avec ses mots. Un spectacle dérangeant tant certaines scènes sont violentes. Les témoignages de femmes dont une ancienne salariée de l’usine Levi’s défilent sur l’écran et "sonnent comme des coups de poings et des coups de gueules." Une mise en scène qui se veut engagée parce que Guy Alloucherie "ne veut pas prendre position" explique-t-il. Puis il se pose la question "mais comment je peux rendre compte de ce que je vis ?". Par la manière forte, et dans les derniers retranchements des artistes, Guy Alloucherie donne son interprétation imagée du bassin minier, dont il est originaire. Une vision d’artiste qui "cherche à plaire à un public large, mais pas à plaire absolument".