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LA PLACE DU SINGE

DANSE


Une interrogation croisée de la société bourgeoise.
Entre Mathilde Monnier, qui en est issue et lui a tourné le dos, et Christine Angot, fascinée par ce monde, un dialogue de mots et de corps se noue sur le plateau.
Parfois ensemble, parfois en décalage, elles explorent leurs origines, et s’avouent devant vous, Mathilde par la danse, Christine par le texte...

Mathilde Monnier

Mathilde Monnier - photo Marc Coudrais

En 86, elle obtient le prix du Ministère de la Culture au concours chorégraphique de Bagnolet avec Cru. Elle travaille ensuite, avec Jean-François Duroure jusqu’en 87. Ils créent ensemble Pudique acide et Extasis. Elle crée seule à partir de 88, Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt, Chinoiserie, Pour Antigone... En 1994 elle est nommée à la tête du Centre chorégraphique national de Montpellier Languedoc-Roussillon. Cette nomination marque le début d’une série de collaborations avec des personnalités venant de divers champs artistiques. Nuit en 95, avec la plasticienne Beverly Semmes, L’atelier en pièces en 96, avec le compositeur David Moss, Arrêtez, arrêtons, arrête en 97 avec l’écrivain Christine Angot, Les lieux de là (98.99), sur une musique originale de Heiner Goebbels. En 2000, pour Montpellier danse, Mathilde Monnier invite de nombreux artistes à créer un évènement intitulé Potlatch, dérives autour de la question du don et de la dette.
Puis elle engage un diptyque, Signé, signés (00.01) s’appuyant sur l’œuvre de Merce Cunningham et John Cage et crée Natt & Rose pour le Ballet Royal de Suède. En 02, elle présente successivement Allitérations, conférence dansée avec le philosophe Jean-Luc Nancy, et Déroutes d’après Lenz de G. Büchner. Ces deux créations étant marquées par la présence musicale du compositeur erikm. En 03, elle crée Slide pour les danseurs du Ballet de l’Opéra de Lyon, toujours sur une musique d’erikm. En 04, elle collabore avec la scénographe Annie Tolleter, le vidéaste Karim Zeriahen et le musicien Didier Aschour à la création de Pièces. Cette même année elle présente Publique en ouverture du festival Montpellier danse, pièces pour huit danseuses animées par la fougue de P.J Harvey (programmée à la Scène nationale de Cavaillon en 2004)
Plus d’infos : www.mathildemonnier.com

Christine Angot

Christine Angot - photo Marc Coudrais

Christine Angot naît le 7 février 1959 à Châteauroux, y passe son enfance jusqu’en 1973. Elle se rend à Reims, y termine ses études. Elle commence à écrire en 1983. Quelques mois plus tard, elle décide de ne rien faire d’autre qu’écrire, même si les éditeurs lui renvoient ses manuscrits, à Nice où elle vit. En 1990, elle signe enfin un contrat chez Gallimard, dans la collection L’Arpenteur, pour Vu du ciel. Suivent Not to be et Léonore toujours.
Dès sa première publication elle alterne roman et théâtre. Elle déménage à Montpellier. En 1994, Interview, son quatrième roman, est refusé chez Gallimard. Cinq autres éditeurs le refusent. En 1995, Jean-Marc Roberts le prend chez Fayard. Paraissent ensuite Les Autres (1997), L’Usage de la vie (1998), Sujet Angot (1998). Elle le suit chez Stock pour L’inceste (1999).
En 1997, elle travaille avec Mathilde Monnier pour Arrêtez, arrêtons, arrête dont le texte Normalement sort chez Stock et sera mis en scène par elle-même et Michel Didym au Théâtre National de la Colline, avec Redjep Mitrovitsa, en 2002. Mais aussi autre chose a été mis en espace par Alain Françon en 1999 à Théâtre Ouvert et au Festival d’Avignon. En 2000, elle a publié Quitter la ville, et déménagé à Paris. En 2002, Pourquoi le Brésil ? En 2003, Peau d’âne. Chaque fois, elle lit elle-même ses textes, seule, sous le regard d’Alain Françon, ou celui d’Eric Lacascade.
Elle publie Les Désaxés et Une partie du cœur en 2004.