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Julien Candy 
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« Créée en 2006, la Compagnie a la particularité d’avoir deux noms ; La Faux Populaire parce que la chose commune
à chacun si ce n’est la vie (« ah, monde inégal ! ») sera au moins la mort, et Le Mort aux Dents est un jeu de mots (si, si !) correspondant à l’idée de se mobiliser sans retenue et en ne comptant que sur soi-même pour avancer (vers quoi ? Pourquoi ? On répondra peut-être plus tard à ces questions existentialistes si on a le temps, auquel cas je recommande de se plonger dans la relecture des livres de Sartre). Voilà en quelques mots les riantes raisons du choix des deux noms de la Compagnie.

Actuellement, c’est une Compagnie étiquetée « de cirque » ; mais on peut y trouver des pelures de théâtre, des rognures de musiques, des éclats de danse et autres fruits à coques. Tout ça pour dire que notre travail peut aussi prendre ces formes inattendues, du moment que nous les défendons avec l’exigence, l’honnêteté et le respect que demande la pratique de ces autres formes artistiques. Cirque mécréant alors, avant d’être une forme parfaitement éco-labellisée « Cirque garanti » , appellation d’origine « contemporain » certifiée.

La Compagnie crée en 2007 Le Cirque Précaire, solo de manipulation d’objets, qui à ce jour a été joué plus de 350 représentations ; dans une ambiance intimiste et sur un air de violoncelle, un personnage désabusé s’interroge sur le sens de la vie, et se joue d’objets improbables (feuille de papier, toupie géante, bilboquets, scie, faux). Un inventaire à la Prévert et un regard loufoque sur l’absurdité de celle-ci.

En 2012, Le Cirque Misère, deuxième création, met en piste cinq artistes. Outre le fait d’être tour à tour manipulateurs/manipulés (skateur sur modules humains, chanteur lyrique massif en tour de chant vélocypédique et acrobatiquement escaladé), ils mettent en lumière nos pauvretés humaines, affectives, morales, le rapport à l’autre au travers des pulsions, de domination. Une fois qu’elles ont été démasquées, que leur reste-t-il ? La liberté ; liberté de créer, de renouer avec sa part de rêve, sa capacité à ré-envisager l’utopie.

En début d’année 2014, et sur proposition de La Verrerie d’Alès PNC LR, je suis revenu à une forme plus légère dans la forme. Un duo, un music-hall de poche, une opérette rêvée... Tout cela sur un manège. Cette proposition légère, tournée dans le département de l’Aude en janvier et février 2014, a constitué la base de la création de Cirque Poussière qui met en scène
quatre artistes au plateau, dont un duo de cadre aérien. »

Julien CANDY, fondateur et directeur artistique.

 
 
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