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Archives saison 2005-2006

 
 

Joël Jouanneau  

L’adoptée

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Tout public à partir de 8 ans

Procolp, vieille femme revêche, trouve sur le pas de sa porte, Tom, jeune enfant muet et dépenaillé.
C’est d’abord la guerre, les coups, les pipis au lit, puis, la paix, l’acceptation des sentiments... et pour la vieille femme, l’illumination de l’enfance retrouvée à travers celle du petit.

Une rencontre qui grandit au fil des sept jours de la semaine, dans la lumière des sept couleurs de l’arc-en-ciel...

 

Note de l’auteur

Cette pièce, je la dois d’abord à un immense cinéaste japonais, Ozu, et à l’un de ses films, Récit d’un Propriétaire, datant de 1947. Il nous conte l’histoire d’un gamin quelque peu pouilleux, semble-t-il abandonné de son père, trouvé par deux hommes qui n’en savent que faire, et vont s’arranger pour le « livrer » à une vieille acariâtre du village, qui fera tout pour s’en débarrasser avant de finir par s’en accommoder. Mais alors que leurs liens ne font que se resserrer, le père revient chercher celui que seule la guerre avait égaré.

Cette pièce, je la dois aussi au petit village de mon enfance, où il ne se passait jamais rien, ou à peu près, et pour les habitants cet à peu près-là était encore de trop, tant était grande la peur de l’étranger, surtout s’il lui prenait, à cet étranger, l’idée saugrenue de venir frapper à votre porte. Ces bohémiens étaient inévitablement accusés de voler, non seulement les poules, mais les enfants. Et bien sûr il nous était interdit de les approcher.
Je ne pense pas que ce soient là les seuls souvenirs qui m’aient conduit à l’écriture de la pièce.
Reste que j’ai cherché une vieille acariâtre de mon village, équivalente à celle de Ozu, et je l’ai trouvée dans le grenier dévasté de ma mémoire, elle était troglodyte et s’appelait Marie, je l’ai appelée Procolp, et je l’ai faite se confronter avec mon premier enfant tzigane rencontré sur une vicinale, il y a plus de cinquante ans, et leur combat a commencé. C’est ensuite seulement, au cours de cette aventure qu’est l’écriture, que j’ai compris que si elle ne voulait pas de lui, ce serait donc elle, l’adoptée.

Le reste, et c’est peut-être l’essentiel, ne fût que musique.

Joël Jouanneau

Aller plus loin...

Lire la critique de l’Adoptée par Delphine Branger sur avoir-alire

Rappelez-vous : Joël Jouanneau, c’était aussi le metteur en scène de J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne et de Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas

 
 
 
 
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