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Archives saison 2007-2008

Rain / Bow - photo Christophe Raynaud de Lage (cliquez pour agrandir)
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jeudi
25 octobre
20 h 30

 

vendredi
26 octobre
20 h 30
Théâtre de Cavaillon

Jérôme Thomas  

Rain / Bow, arc après la pluie

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Jérôme Thomas est ici jongleur et chorégraphe. Sa création offre successivement deux univers très contrastés. Porté par la musique de Max Nagl, Rain est un ballet où corps et objets de jonglages, ombres et lumières, s’entremêlent. Bow, au contraire, est une explosion de couleurs, un hommage délirant au cirque et au cabaret. Un spectacle où rigueur, énergie, invention sont au service d’une écriture poétique.

 

Le spectacle

“Le jonglage est un art, un art abstrait.”
Cette définition de Jérôme Thomas se reflète particulièrement bien dans son nouveau spectacle en deux parties intitulé Rain/Bow, arc après la pluie.

Dans cette nouvelle création, portée par la musique surprenante et émotionnelle du compositeur autrichien Max Nagl, le jonglage est élevé au rang d’art majeur et s’accompagne de mouvements du corps entier. Il n’est plus uniquement que prouesse technique et fait partie intégrante d’une chorégraphie. La magie s’opère alors dans la pénombre où l’on aperçoit des silhouettes danser en jonglant. Plongé dans une atmosphère hors du temps, seule la contemplation esthétique prime. La scène finale où les anneaux sont détournés de leur usage habituel, pour se lancer dans une danse et jonglages effrénés, est d’une beauté singulière.

La deuxième partie du spectacle Bow change radicalement de ton. Une explosion de couleurs de Bow remplace l’obscurité de Rain. Les personnages, accoutrés de manière ridicule, sont burlesques et plus proches du cirque traditionnel. Les artistes font spectacle de ce qu’ils touchent, manipulant les objets improbables (plumes, parapluies, balayettes...) avec une énergie contagieuse. Et là encore c’est une réussite !
Jérôme Thomas nous montre deux manières de créer radicalement différentes mais tout aussi séduisantes.

Rêvé par Jérôme Thomas, Rain/Bow, arc en ciel après la pluie est l’aboutissement d’années de recherche d’une symbiose entre jonglage et pratique corporelle.

Le jonglage selon J Thomas

Depuis 1985, date approximative de la notion de jonglage contemporain, notre époque a connu une grande transformation artistique.
Michael Moshen aux Etats-Unis en est le père comme Merce Cunningham pour la danse contemporaine. Il symbolise le glissement d’un art d’attraction à un art de recherche.

Le jonglage d’aujourd’hui est infiniment plus ouvert qu’hier et de nouveaux talents occupent la scène internationale. Nous parlons de la notion d’interprète, d’auteur, de chorégraphe, de concept comme le jonglage figural, le jonglage cubique, le jonglage site swap, de la transmission d’un art, de son histoire.

Que manque-t-il à ce jonglage contemporain ?
Une plus grande équité entre les femmes et les hommes ?
Un centre, inspiré des centres dramatiques ou chorégraphiques où se posent les questions de la recherche ?
Un ballet où une troupe de jongleurs coordonne mouvement et jonglage ? Faire un ballet n’est pas une idée en vogue, il s’agit de proposer une œuvre au sens clair et ouvert, une référence, point de départ possible pour de nouvelles tentatives.
Ce ballet ne s’appuie pas sur un passé, car il n’y a pas d’histoire du ballet de jonglage ; la danse possède les Ballets Russes, Balanchine, Noureev, et Baryshnikov, aujourd’hui Pina Bausch, Anne Teresa de Keersmaeker, Sacha Waltz, pas le jonglage.

- voir le site de Jérôme Thomas

Rain/Bow

« On ne peut confondre les couleurs », disait Léonard de Vinci

Cette interrogation sur la couleur et les couleurs est pour moi une question de notre époque, où le mélange des genres, le métissage est total et constant. Non que je déplore le métissage, essence même des échanges entre cultures, mais l’innocence à laquelle s’adonnent souvent les artistes. En ce cas, il y a perte d’identité et le mélange ne se fait pas par éthique et déontologie, mais est insidieusement et inconsciemment lié à son contexte économique.
Je m’inscris en tant qu’occidental et européen dans ce contexte vivant de mélange des genres mais en posant une équation :
« On ne peut mélanger les couleurs que si on connaît la couleur ».

Le ballet s’appuie sur cette équation, par la création d’une couleur, la première pièce, l’émanation d’une philosophie du mouvement liée à une pratique, (« Rain ») et la création du mélange des couleurs, la seconde pièce (« Bow ») fondée sur le mélange des genres, des idées variées et incongrues dans un ton baroque.
Au final, le spectateur a devant lui une œuvre née des voies différentes que l’artiste peut choisir pour créer, sans se cantonner à un style ou à une humeur, « Rain/Bow ».

Jérôme Thomas

Jongleur d’abord formé au cirque avec Annie Fratellini et au cabaret, il s’oriente très tôt vers le jazz et collabore avec de nombreux musiciens : Bernard Lubat, Carlo Rizzo, Marc Perronne, Pascal Lloret, Alfred Spirli, Jacques Higelin, l’ARFI, Trio Bravo, Andy Aimler et bien d’autres encore. Ces rencontres l’orientent vers une pratique de l’improvisation.

Après avoir créé Artrio (1988) avec Jean-Paul Autin et Carlo Rizzo, il interprète Extraballe (1990) un solo, en collaboration avec le chorégraphe Hervé Diasnas puis Kulbuto (1991), une création collective.

En 1993, il fonde ARMO (Atelier de Recherche en Manipulation d’Objets) / Compagnie Jérôme Thomas et produit avec celle-ci : Quipos, monde de cordes ; Hic Hoc, univers onirique en 1995 ; Amani Ya Bwana, avec la troupe d’acrobates kenyans : les Jambo Mambo en 1996 ; Le Banquet avec le GR 12, groupe de recherche de la Compagnie, en 1997 ; « 4 » Qu’on en finisse une bonne fois pour toutes avec… en décembre 98 ; IxBE, d’après Extraballe avec Simon Anxolabéhère et une courte pièce mettant en scène un jeune jongleur de l’Ecole de Cirque de Moscou est présenté pour la première fois en janvier 2000 à LARC, Scène Nationale du Creusot, son théâtre de résidence pendant de nombreuses années. Ces spectacles ont largement tourné à l’étranger avec le soutien de l’AFAA.
Le dernier volet de cette trilogie : « Cirque Lili » a ramené Jérôme Thomas vers le cirque et a vu le jour sous chapiteau au Carré Magique de Lannion en mai 2001. Il crée ensuite « Milkday » (au Théâtre 71 de Malakoff en octobre 2003), et le même temps, poursuit une recherche sur l’improvisation et la relation entre jonglage et musique avec « Juggling Hands », DUO « Jérôme Thomas invite Jean François Baëz », « Quatuor les Hurluberlus »…
En 2002, il met en scène « Le Fil » à Lannion à la demande des musiciens Michel Aumont et Daniel Pabeuf qui reçoit le prix de la Région Bretagne, et sera le point de départ du spectacle « Le fil… et ses invités » pour le Cirque Jules Verne d’Amiens en 2004. La même année, « Pong » avec Markus Schmid est présenté dans le Sujet à Vif ( SACD- Festival d’ Avignon).

Pour concrétiser sa démarche artistique, il est l’instigateur, avec l’aide de nombreux artistes et du Théâtre 71 de Malakoff, du premier Festival de Jonglage et improvisé en 1996. La dernière édition de cet événement a eu lieu en juin 2001.
Parallèlement à la création, et après avoir été professeur à l’École Supérieure des Arts du Cirque de Châlons-sur-Marne en 89-90, Jérôme Thomas poursuit au sein de la Compagnie la transmission de sa pratique.
En octobre/novembre 2001, il a été directeur artistique des « Arts de la Jongle » à l’Espace Chapiteaux du Parc de la Villette.

Jérôme Thomas a été membre du Comité d’honneur de l’année du Cirque.
Il a reçu en 2003 le prix de la SACD pour les Arts du Cirque.
ARMO / Compagnie Jérôme Thomas est en convention avec la DRAC Bourgogne - Ministère de la Culture.

- voir le site de Jérôme Thomas

Distribution

un spectacle de Jérôme Thomas
musique originale : Max Nagl

en scène : Karen Bourre, Camille Chalain, Virginie Charbonnier, Kim Huynh, Sabrina Martinez, Hélène Lopez de la Torre, Simon Anxolabéhère, Jive Faury, Christophe Pilven, Vincent Regnard, Jérôme Thomas

collaboration à la mise en scène : Hélène Ninérola
assistante, notation : Emma Ménard
costumes : Emmanuelle Grobet avec la collaboration de Sandrine Rozier (Rain)
décor, accessoires : Franck ténot
lumière : Bernard Revel
régisseur de tournée : Dominique Mercier-Balaz
son : Ivan Roussel, assisté de Jean-Pierre Legrand
régie plateau : Cédric Simon
construction : Franck Ténot, Florent Gauthier
presse : Olivier Saksik
musique enregistrée interprétée par : Anne Harvey-Nagl, Maria Ehmer, Petra Ackermann, Melissa Coleman, Lorenz Raab, Clemens Salesny, Berndt Thurner, Achim Tang, Patrice Héral, Max Nagl

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durée : 1h40

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spectacle créé le 23 février 2006 à l’Agora, scène conventionnée à Boulazac

Production :
Agnès Célérier, ARMO - Compagnie Jérôme Thomas
Co-Productions : Agora, scène conventionnée, Boulazac / La Passerelle, scène nationale de Gap et des Alpes du Sud / Cirque Jules Verne, Pôle Régional des Arts du Cirque et de la Rue, Amiens-Métropole / Parce de la Villette, Paris / La Coursive, scène nationale de la Rochelle / Cirque-Théâtre d’Elbeuf, Centre régional des arts du cirque (Haute-Normandie)

avec le soutien en résidence de l’Espace des Arts, Châlon sur Saône / La Carré, Scène nationale de Château Gontier, du Ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS, aide à la création cirque), du Conseil Régional de Bourgogne et de la ville de Dijon.

Compagnie en convention avec la DRAC-Bourgogne - Ministère de la Culture et de la Communication

Remerciements à La Maison de la Danse (Lyon) et à la Compagnie l’Artifice.

Max Nagl

« Je suis peut-être éclectique, en ce sens que j´utilise simultanément plusieurs styles. Mais presque tout vient de préférences personnelles. J´aime me mettre en état d´inventer quelque chose, que ce soit sur du papier à musique, avec un magnétophone ou dans des concerts d’improvisation. Beaucoup d’idées viennent simplement de façon intuitive. »

Compositeur et saxophoniste, Max Nagl est né en 1960 à Gmunden en Haute-Autriche.

Il se produit dans différentes formations : le « Big Four » et le « Max Nagl Quintett » mais aussi en quartet, en Trio, en Duo, avec le Max Nagl Ensemble.
On a pu l’entendre notamment :
En Autriche, au Konzerthaus de Vienne, au Festival Szene de Salzbourg, au Jazz Festival de Vienne, de Saafelden, au Radio Hall de Vienne, au Festival de Graz Musikprotokoll… mais aussi aux USA ( Knitting Factory, Mama Theater et nombreux théâtres et clubs de jazz de New York), au Royaume Uni ( Festival de Bath, London Jazz Festival…), en Australie ( Festival de Melbourne), en France ( Festival de Jazz du Mans, Banlieues Bleues…), en Finlande etc…
Il compose et enregistre pour différentes formations de chambre et à l’occasion pour le cinéma, la télévision, la radio. Il compose des musiques de scène (Danse, théâtre). Il rencontre des musiciens très variés lors de nombreux concerts improvisés.
Max Nagl a reçu le Prix Autrichien pour la Musique en 93. « Musicien de l’Année »Prix Hans Koller 99.

REPÈRES DISCOGRAPHIQUES :
Max Nagl, Otto Lechner, Bradley Jones Flamingos/ Hathut Records
Max Nagl, Steven Bernstein, Noël Akchoté, Bradley Jones « Big Four »,
Hathut Records , 2002
Max Nagl ,« The Evil Garden », avec la participation de Lol Coxhill, Julie Tippets November Music, 2001
Max Nagl Ensemble, « Ramasuri », Hathut Records /2001
Max Nagl « Mélange à Trois », November Music, 2000
Max Nagl « Café Electric », November Music, 1999

La musique du spectacle Rain/Bow, arc après la pluie est éditée en CD.

 
 
 
 
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