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Jean-Luc Lagarce / François Rancillac

Retour à la citadelle


vendredi
30 novembre
2007
Retour à la citadelle
Théâtre de Cavaillon

Cet hiver, Jean-Luc Lagarce aurait eu cinquante ans. Son théâtre est hanté par le thème du retour. Un jeune homme, que certains croyaient mort, revient au pays après dix années de silence, investi de hautes fonctions. Ce retour inespéré pour les uns, catastrophique pour les autres, est l’occasion pour chacun d’un impitoyable bilan : et moi, qu’ai-je fait de ces dix années ?


Retour à la citadelle _ crédits : Rémi Boissau
Retour à la citadelle _ crédits : Rémi Boissau
Retour à la citadelle _ crédits : Rémi Boissau
Retour à la citadelle _ crédits : Rémi Boissau
Retour à la citadelle _ crédits : Rémi Boissau
Retour à la citadelle _ crédits : Rémi Boissau

Le cinquantenaire

A l’occasion du cinquantenaire de la naissance de Jean-Luc Lagarce - il est né en 1957 - nous organisons une série de manifestations (non une commémoration, puisque celles-ci n’ont lieu pour les écrivains qu’à partir du centenaire) qui permettent de mieux connaître un auteur de la fin du XXe siècle, notre contemporain, un des auteurs de théâtre les plus joués au XXIe siècle sur les scènes du théâtre public français et traduit dans une quinzaine de langues. La nécessité de manifestations pourrait paraître étrange devant une telle présence sur les scènes si l’on ne constatait que, paradoxalement, cette oeuvre reste méconnue : il n’existe aucun ouvrage critique, ni biographique et, si de nombreux débats ont eu lieu, aucun colloque n’a jamais été organisé autour de cet auteur. C’est bien sûr autour de son oeuvre littéraire que nous articulerons principalement ces manifestations, mais, au-delà de la création théâtrale qui en découle, il s’agit de découvrir l’homme dans ses multiples facettes, du brillant étudiant en philosophie au vidéaste novateur en passant par le metteur en scène et le directeur de troupe.

François Berreur,
directeur des Solitaires Intempestifs

plus d’info sur les manifestations

Retour à la citadelle

Après dix années d’absence et de silence (à croire qu’il était mort...), un jeune homme revient brusquement au pays, bizarrement investi des plus hautes fonctions par l’Etat Originel. Ce retour inespéré pour les uns, catastrophique pour les autres, est l’occasion d’une réception au palais du Gouverneur, en présence de la famille hébétée. Ce sera surtout, entre petits fours et règlements de compte, l’occasion pour chacun d’un impitoyable bilan : et moi, qu’ai-je donc fait de ces dix années ?
Aux théâtres de Bar-le-Duc puis de Rungis était créé en 1990, pour une courte série de représentations, Retour à la Citadelle de Jean-Luc Lagarce (après des années de bataille obstinée pour imposer ce texte et cette écriture magnifiques à une profession qui, à de rares exceptions près, n’y entendait alors que couic). Ce fût pour moi un spectacle très important (je n’en dirais pas autant de tous ceux que j’ai faits), qui m’a fait grandir en tant qu’homme et qu’artiste. Les retours du public furent lumineux, ceux de Jean-Luc enthousiastes, malgré sa pudeur native. Bref, je me suis toujours juré en ma « citadelle intérieure » de reprendre un jour ce spectacle.
Depuis, Jean-Luc est mort, son oeuvre est enfin (!) reconnue comme l’une des plus singulière (et populaire) de cette fin de siècle, et l’anniversaire de sa naissance est une magnifique occasion d’honorer enfin ma promesse, plus de quinze après, donc, quinze ans passés aussi à voyager à travers son écriture, de lectures publiques en stages pour comédiens, en passant bien sûr par la création des Prétendants et du splendide Pays lointain. Bref, il est grand temps de retourner à Retour... et de redécouvrir cet étrange conte métaphysico-kafkaïen écrit en 1984, qui contient déjà toute l’oeuvre à venir...

François Rancillac,
directeur de la Comédie de Saint-Etienne

Retour à la citadelle est publié aux Editions Les Solitaires Intempestifs

François Rancillac

Diplômé en philosophie, François Rancillac suit également des études d’harmonie et de contrepoint avec Michel Puig.

En 1983, il fonde et codirige avec Danielle Chinsky le Théâtre du Binôme. Là, il aborde des auteurs aussi divers que Jean Racine, Christian Rullier (« Le Fils », qui obtient le prix du Printemps du Théâtre à Paris en 1987), J.M.R. Lenz, Pierre Corneille, Molière, Olivier Py, Rostand, Jean-François Caron, Giraudoux (« Ondine », « La Folle de Chaillot »), Jean-Luc Lagarce (Retour à la Citadelle, « Les Prétendants », « Le Pays lointain »), Marie Balmary ( Cherchez la faute !), Jonathan Swift (« Modeste proposition »), Rémi De Vos (« Projection privée »), Eschyle (« Les Sept contre Thèbes »),...

Il aborde le lyrique avec « Bastien, Bastienne... suite et fin », opéra imaginaire de Mozart, et collabore aux spectacles électro-acoustiques de Serge de Laubier (« Les Sargasses de Babylone », « La Belle porte le voile »). Il a en projet un opéra-jazz, composé par Laurent Cugny (« La Tectonique des nuages » de José Rivera).

Après avoir été artiste associé au Théâtre de Rungis, à la Scène nationale de Bar-Le-Duc et au Théâtre du Campagnol – Centre dramatique national, après avoir été directeur artistique du Théâtre du Peuple de Bussang, François Rancillac est actuellement codirecteur, avec Jean-Claude Berutti, de La Comédie de Saint Etienne – Centre dramatique national.

Distribution

mise en scène : François Rancillac
assistant à la mise en scène : Hugues Chabalier
scénographie : Laurent Peduzzi
lumière : Marie-Christine Soma
son : Michel Maurer

avec :
Olivier Achard
Martine Bertrand
Danielle Chinsky
Yves Graffey
Christine Guênon
Claude Lévêque
Christian Scelles
Flavien Tassart

durée : 1 h 25 environ

coproduction : La Comédie de Saint-Étienne – CDN / Le Fanal – Scène nationale de Saint-Nazaire / Théâtre de la Ville – Paris

Le texte est édité aux Solitaires Intempestifs
Ce spectacle est dédié à Françoise Houriet, qui dirigea la Scène nationale de Saint-Nazaire