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Interview de Cyril Teste

L’association MxM/Scène nationale


Originaire de la région, Cyril Teste, après une formation en arts plastiques avec un maître avignonnais, et les grandes écoles de Théâtre de Cannes puis Paris, a peu a peu inventé un nouveau vocabulaire fascinant qui allie vidéo, nouvelles technologies et théâtre vivant. Entretien réalisé par Danièle Carraz (La Provence).


Pourquoi et comment est né le collectif MXM ?

Notre génération (Cyril Teste a 36 ans) est née avec les "nouvelles
technologies" Au départ, il y a dix ans, nous avions ce désir d’un regard critique sur la surmédiatisation de la société, puis on a éprouvé le désir de se servir autrement de cet outil, d’en faire des armes poétiques. Et ça nous a poussés à travailler en groupe. On est obligés d’être nombreux, même si une personne doit aiguiller le souffle de l’équipe.

Que signifie d’être artiste associe au Théâtre de Cavaillon ?

Nous étions nomades, créant dans des caves, des friches, a l’étranger, et même si on ne veut pas perdre ce nomadisme, quand on tourne, les lieux finissent par être comme des gares. Être en résidence veut dire prendre le
temps de rencontrer les équipes, construire des œuvres ensemble, chercher sans obligation de résultat. Cela pose la question de la dimension humaine et il n’y a pas cinquante lieux en France où l’on interroge les nouvelles écritures et où l’on mélange, comme le fait Jean-Michel Gremillet, toutes
les générations de créateurs. Ce sont les artistes aussi qui choisissent un lieu de résidence, parce qu’il nous intéresse !

La transmission est un pan de votre travail qui vous passionne, les uns et les autres ?

Oui, c’est aussi important pour moi que la création, je lui accorderai ici beaucoup de temps. Nous sommes un collectif. Va donc naître une arborescence complexe entre l’équipe de la Scène et nous, pour créer
quantité de laboratoires. Nous travaillons à comment élargir hors du domaine théâtral.