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ET MERDE !

JAZZ & THEATRE


Le gros mot, phénomène foncièrement oral, constitue une matière éminnement musicale.
Quelle exaltation de multiplier la transgression par la rencontre d’un quartet de jazz, d’un trio de cors classiques et d’une comédienne.
Et quelle jubilation de voir le public se faire gourmander... et en redemander !

Avec
Elizabeth Macocco, écriture, jeu

Le Palace d’Arfi
Jean Mereu, trompette, composition, écriture
Guy Villerd, saxophones, composition, écriture
Christian Rollet, batterie, composition, écriture
Eric Brochard, contrebasse

Le Trio de cors de l’Opéra National de Lyon
Jean-Philippe Cochenet, Thierry Cassard, Pierre-Alain Gauthier, cor d’harmonie, cor des Alpes, trompe de chasse

et Jean-Marc François, régie générale, lumières / Thierry Cousin, sonorisation

Le gros mot, réponse vive à l’agression surtout d’ordre moral, précède l’analyse et la raison ; il y a quelque chose de direct, d’immédiat, de salutaire et de pur dans son énonciation.

Par la musique et par le texte, l’improvisateur possède cette immédiateté, cette capacité de réaction réflexe. Même quand le trait se fait lourd, il peut être sublimé par la rapidité à faire face. Et ainsi, retourner la situation à son avantage. Le gros mot, s’il transgresse, agresse aussi.

Le projet inconscient de son locuteur n’est jamais le silence de l’autre, mais bien la joute, l’échange, l’engagement où l’on mesure sa force autant que l’on y puise la certitude qu’on partage avec l’adversaire la communauté des interdits.

Entre populaire et savante, il s’agit donc d’une autre forme de folklore imaginaire qu’un musicien peut comprendre et pratiquer. Alors, les gros mots, dans leur déluge ininterrompu, entraîneront le rire salvateur et mettront les proférateurs à l’abri de tout risque de grossièreté.