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théâtre

Davide Enia / Alexandra Tobelaim

Italie – Brésil 3 à 2

durée 1 h 10

Le football peut-il nourrir une œuvre dramatique ? Peut-il nous aider à mieux comprendre l’aventure humaine dans ses beautés et ses tristesses ? Parfois ne transpire-t-il pas toute l’émotion du « vivre ensemble », parfois n’exacerbe-t-il pas les sentiments nationalistes les plus acerbes ? Unité de temps, de lieu et d’action. La tragédie d’aujourd’hui est là aussi. Le théâtre n’a pas de terrain de jeu privilégié.

5 juillet 1982. 17h15. Barcelone. Estadi de Sarrià. Quart de finale de la Coupe du monde : Italie - Brésil. Une famille de Palerme est devant son nouveau poste de télévision couleur, acheté pour l’occasion. Elle est jouée par un seul comédien, Solal Bouloudnine, qui mouille le maillot pendant 90 minutes, entre mythes, rires, exagération, superstition, exaltations, dépressions, imprécations et dévotion. Il drible avec les mots, dans un rythme effréné, avec une maîtrise parfaite du contre-pied, de la feinte de corps. Parfois en une-deux avec Jean-Marc Montera qui joue de la musique en direct. Toute la passion de la famille éclate, de tous les tifosi, entre rires et larmes, pour ces 90 minutes, pendant lesquelles même la terre n’ose plus tourner.

"Au milieu du terrain de la pièce, dans son fauteuil : mon père, la jambe gauche croisée sur la droite. Les doigts qui tambourinent sur les bras du fauteuil. Mon père doit dire : « oh con ! » selon un rythme totalement aléatoire. Assis à côté de mon père il y a mon oncle Peppe, son frère. Maillot blanc. Pantalons de couleur claire. Chaussettes vertes. Les mêmes vêtements pour tous les matchs où joue l’Italie. Toujours les mêmes. Mais seulement pour les matchs où joue l’Italie. Et surtout, jamais lavés : « Parce que sinon, la chance, elle reste dans la machine »".



Distribution

Texte de Davide Enia
traduit par Olivier Favier
mise en scène Alexandra Tobelaim
avec Solal Bouloudnine (comédien) et Jean-Marc Montera (musicien)
Lumières Yann Loric
Scénographie Olivier Thomas
Son Eric Billabert

Mentions

Production : Compagnie Tandaim
Co-production : Compagnie Châtot-Vouyoucas Théâtre Gyptis
Avec le soutien de Montevideo, d’Actoral et du Grim.

La compagnie Tandaim est conventionnée par la ville de Cannes et subventionnée par la région PACA

Ce projet a vu le jour sur une proposition d’ActOral, festival international des arts et des écritures contemporaines et de Face à Face - Paroles d’Italie pour les scènes Françaises