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Modèles réduits

vendredi 23 janvier 2015, par Ophélie, Nicolas

Modèles réduits, c’est la version légère, plus courte, tout-terrain, jouable partout et pour tous, de Modèles, la (grande) forme originelle présentée le 13 janvier sur le plateau de La Garance. Modèles réduits n’est donc pas un Modèles au rabais, mais bien un Modèles de proximité, imaginé par la Cie La part des anges et Pauline Bureau pour aller dans les établissements, notamment.

De Modèles, Modèles réduits conserve une partie des témoignages des 10 co-auteures, mais interprétés par deux comédiennes cette fois (Sonia Floire et Sabrina Baldassara), ainsi que les entretiens retranscrits de Pierre Bourdieu, Marguerite Duras et Virginie Despentes. Et y ajoute des témoignages recueillis dans deux classes de 4e d’un collège d’Aumale (76), autour des questions suivantes :
Qu’est-ce que c’est que d’être une femme ou d’être un homme ?
Qu’est-ce qui nous différencie les uns les autres ?
Quels sont nos modèles ? Comment se construit-on par rapport à eux ?
Quel petit garçon ou petite fille étions-nous ? Quels étaient nos jouets préférés ?

Un garçon dit qu’il fera tout dans la maison et que sa femme restera à lire le journal. Un garçon dit que dans sa famille, il y a un partage des tâches entre frère et sœur. Une fille dit que ce n’est pas aux filles de tout faire. Trois filles disent qu’il faut bien aider sa maman, car elle a beaucoup de choses à faire. Un garçon dit qu’il range le lave-vaisselle, que sa sœur débarrasse, qu’il s’occupe du linge, lave la cuisine, repasse. Il se sent un peu obligé d’aider sa maman qui travaille. Un garçon dit qu’il se sent un peu obligé d’aider sa mère car elle a beaucoup de choses à faire. Une fille dit que sa mère lui demande de débarrasser la table, faire la vaisselle et que si elle ne le fait pas, elle sera punie. Un garçon dit qu’il ne fera pas à ses enfants ce qu’il n’a pas aimé faire ou qu’on lui fasse faire. Une fille rétorque qu’au contraire elle se vengera sur ses enfants. Une fille dit que quand elle rentre, elle fait d’abord le ménage puis ses devoirs et que c’est déjà l’heure de manger. Elle en a marre.
Extraits des interviews menées auprès des collégiens d’Aumale (76)

Modèles réduits a été joué du 14 au 16 janvier, au centre social La Cigalette à l’Isle-sur-Sorgue, ainsi qu’au lycée Ismaël Dauphin et au collège Clovis Hugues, de Cavaillon.

Mercredi 14 janvier : une journée à La Cigalette

La Cigalette est le Centre social et culturel de l’Isle-sur-la-Sorgue. Ce lieu fort chaleureux, au centre duquel siègent un ficus et un caoutchouc étonnamment grands, est animé par une équipe hyper-dynamique.

Parenthèse : la rédaction de cette "chronique" a permis de découvrir que le "dit" caoutchouc et le "dit" ficus, sont en réalité deux espèces sœurs, de la famille des Ficus ou plus précisément des Moraceae (arbres ou arbustes à lianes), lesquels, je vous le donne en 1000, peuvent être appelés par extension des "Figuiers" ! Voilà qui encourage à reprendre les bases de botanique...

Deux semaines ouvrées ont suffi à l’équipe de la Cigalette pour contacter et susciter la curiosité chez plus de 100 spectateurs, venus le jour-J.
Comme dans les établissements scolaires, les artistes ont assuré deux représentations à la suite. Des temps d’échange se sont tenus suite au spectacle, avec Sonia et Sabrina, très à l’écoute et disponibles. Les questions ont plutôt été liées au processus créatif. Celle du cheminement parfois complexe d’une femme, trentenaire ou non, presque pas.
Pour autant, la pièce "Modèles réduits", ses témoignages, ses citations d’auteurs, ses visages, n’ont laissé personne indifférent(e), dans toute la profondeur du sujet traité...


Etre Charlie chaque jour et pour toujours

mercredi 14 janvier 2015, par Nicolas

Mardi 13 janvier 2015, avant la représentation de Modèles

Nous voulons partager une pensée, celle d’Alain Timár, directeur du Théâtre des Halles à Avignon, suite aux attentats de la semaine dernière :

«  Quand j’ai appris l’exécution de nos 12 amis de Charlie Hebdo, comme vous, l’horreur et la révolte m’ont envahi et puis la vision du massacre a été troublée et s’est confondue à celle des 140 enfants assassinés au Nigéria, les 200 jeunes filles enlevées, les 300 membres d’une tribu sunnite tués en Irak, les chrétiens, les yézidis, les musulmans, les athées décapités, crucifiés, exécutés. Et puis, j’ai vu les autres, tous les autres qui, à travers l’histoire, parce qu’ils pensaient, croyaient ou vivaient différemment, ont été brûlés, lapidés, exterminés jusqu’à l’impensable, l’innommable, l’inexprimable. Que de ressources dans la nature humaine et combien "la bête immonde" peut ressurgir à tout moment. Restons debout, rieur, moqueur, amoureux, irrévérencieux, libre, respectueux du vivant mais... sans complaisance vis à vis des fascismes où qu’ils se trouvent.  »

Après les crimes odieux perpétrés contre les journalistes, dessinateurs et personnels de Charlie Hebdo, les policiers chargés de leur protection, la policière municipale à Montrouge, les clients et personnels de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le choc ne s’estompe pas. Comment le pourrait-il ?

Il faut rester debout
Cette horreur a une résonnance particulière dans une salle de spectacle, où nous nous apprêtons, dans quelques secondes, à entendre la parole de femmes évoquant avec férocité, passion, émotion, sagacité, la place de la femme dans notre société. Car c’est la liberté d’expression qui est visée, c’est le droit de s’interroger, de s’informer, de douter, de ne pas croire ; c’est le droit de rire, de rire de tout, d’un rire salvateur, iconoclaste et libérateur. Cette liberté, toutes les victimes de ces attentats l’auront payée de leur vie, et il ne faudra jamais l’oublier.

Il faut rester debout
Notre peine est immense. Les journalistes et dessinateurs de Charlie croquaient d’une plume amoureuse nos vices et nos vertus. L’éducation et la culture sont des armes pacifiques et indispensables pour lutter contre la barbarie, l’intolérance et tous les fondamentalismes quels qu’ils soient.
Aujourd’hui plus que jamais, il est de notre responsabilité individuelle et collective de ne pas céder à la peur, à la facilité. Il nous faut rester déterminé pour défendre les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, et la laïcité qui fondent notre pacte républicain.

Depuis quelques jours, nous sommes tous Charlie, Hamed, Yoav…. Mais il nous faudra désormais être Charlie chaque jour et pour toujours. Sans avoir peur de rien !
Nous resterons debout

L’équipe de La Garance


Les médiathèques ont sélectionné pour vous

vendredi 9 janvier 2015, par Nicolas

Autour de Modèles, présenté mardi 13 janvier à La Garance, toute l’équipe des médiathèques de la Communauté de communes Luberon Monts de Vaucluse vous a concocté une sélection d’ouvrages portant sur la question centrale du spectacle : Qu’est-ce qu’être une femme aujourd’hui ?

Les représentations sociales de la femme, la féminité et son historicité, les rapports homme/femme, autant de sujets que vous retrouverez dans ces livres, CD, films, bandes dessinées, documentaires ou de fiction (y compris à destination de la jeunesse), etc.

Tous ces documents sont à venir consulter et/ou emprunter dans les bibliothèques du réseau.

Merci à l’équipe des médiathèques !


1 an après, premier bilan
Interview France Bleu Vaucluse

jeudi 8 janvier 2015, par Nicolas

Didier Le Corre au micro de Michel Flandrin, de France Bleu Vaucluse, afin de dresser un premier bilan, un an tout juste après son arrivée, et de présenter les spectacles de ce début d’année.

Interview, bilan et présentation des projets à venir, c’est également à lire dans La Provence.