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C'est pas du Luxe 3 ?

jeudi 18 septembre 2014, par magali

Vous vous (nous) demandez s’il y aura une 3e édition de C’est pas du Luxe ! Et bien la réponse est : oui et non.

Il y a déjà un an, l’équipe d’organisation du Festival, composée de la Fondation Abbé Pierre, du Village à Cavaillon et de la Garance, a décidé de ne pas organiser d’édition en 2014, pour deux raisons : les échéances électorales nous mettaient dans l’incertitude quant à la ville d’accueil, et nous savions qu’il fallait laisser du temps aux artistes intervenant dans les boutiques solidarité et les pensions de famille pour créer de nouveaux spectacles, de nouvelles œuvres plastiques, etc...
La prochaine édition du Festival aura donc lieu en septembre 2015. Mais nous ne sommes pas encore en mesure de vous dire où.

En attendant, un rassemblement non ouvert au grand public, les Rencontres C’est pas du luxe, aura lieu du 25 au 27 septembre prochain, à Avignon. Il donnera l’occasion aux personnes accueillies dans les structures soutenues par la fondation Abbé Pierre (boutiques solidarité et pensions de famille), ainsi qu’à leurs encadrants, de s’initier à l’art dans des ateliers de danse, de théâtre choral, d’écriture, de dorure, de soundpainting, de photo, de percussions corporelles, de manipulation d’objets, de créations sonores...
Et on espère que ces rencontres avec des artistes donneront naissance à des projets présentés lors de la prochaine "vraie" édition de C’est pas du luxe !

Mais, pour ne pas rester "entre nous", nous vous proposons de partager la soirée du jeudi 25 septembre dès 20h30, pour une séance de cinéma en plein air, avec la projection du film "Delicatessen" de Jean-Pierre Jeunet, au domaine de la Souvine à Avignon. Venez avec une couverture et/ou votre chaise de camping. Pas de prix d’entrée fixe, vous serez invités à l’entrée à glisser une pièce dans une boite pour votre participation.

Alors à jeudi !


Pourquoi La Garance ?

vendredi 5 septembre 2014, par David

En cette saison 2014/2015, la Scène nationale devient La Garance - Scène nationale de Cavaillon. Un nom qui s’est très vite imposé à nous, parmi les plus de 250 propositions reçues suite à l’appel public lancé au printemps dernier.

La garance, plante vivace de Provence, fait la fortune du Vaucluse au XIXe Siècle. Jusqu’à 50 moulins produisent le fameux pigment rouge. Originaire du Moyen-Orient et de Méditerranée orientale, la garance est introduite sur notre territoire au milieu du XVIIIe Siècle et se propage très vite dans toute le département. Certaines années, il génère jusqu’à 65 % de la production mondiale.
Les principes colorants du rouge sont concentrés dans les racines de la plante. Ses rhizomes, évoquent aussi les réseaux, une notion importante du projet artistique de la Scène nationale...
La garance était appelée « rouge des teinturiers ». Cette couleur est aussi fortement associée au Théâtre de Cavaillon : cube d’accueil, rideau du hall d’entrée ou fauteuils..., couleur de l’émotion, de l’énergie et de la passion.

En savoir plus sur la Garance en Vaucluse :
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Garance_des_teinturiers
- Soies, indiennes, blue-jeans, une saga du textile entre Provence et Cévennes, René Lefranc, Petite Bibliothèque Edisud

Enfin, Garance est le prénom du personnage central du film Les Enfants du Paradis de Marcel Carné, interprété par Arletty accompagnée de Jean-Louis Barrault et Maria Casarès, Jacques Prévert en étant le scénariste.
Le film, ouvert et clos par des rideaux, est également une mise en abyme de la représentation, déclinant le monde du spectacle, traitant de la pantomime, du mime, de la comédie, du mélodrame et de la tragédie. Un film qui traite aussi d’amour fou... c’est ce que nous espérons entre vous et La Garance - Scène nationale de Cavaillon !

Ce film est également dédié au peuple modeste qui va se percher tout là haut, aux places les moins chères, dans le poulailler… « [le paradis] C’est le public préféré de Prévert, le vrai public, celui qui réagit, celui qui participe », écrit Carole Aurouet dans Jacques Prévert, portrait d’une vie.
Le théâtre va dans ce film combattre les préjugés, l’injustice et a un rôle social dans la cité. C’est le mime (Jean-Louis Barrault) qui y montre ce que plus personne ne voit et cela grâce à l’art et au sensible.