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Avec émotion… et la tête haute

mercredi 20 novembre 2013, par Nicolas

Dans une semaine, nous accueillons la dernière création de Cyril Teste et du collectif MxM, Tête Haute, créée il y a 6 jours à St-Denis. Ce n’est pas sans émotion, ni sans impatience, que nous l’attendons.

D’abord, parce que c’est la fin de notre association avec le collectif, compagnonnage débuté début 2011 avec le spectacle Reset, et poursuivi ensuite avec Sun, Le Labo avec des étudiants d’Avignon, les Confidences de Nihil Bordures à Lacoste et Gadagne (à découvrir début décembre, d’ailleurs).

Ensuite, parce que Joël Jouanneau en a écrit le texte. Et son parcours artistique est étroitement lié à la Scène nationale. Il y a en effet présenté la plupart de ses spectacles, jeune public (PinKpunK CirKus, Mamie Ouate en Papoâsie, Jojo le récidiviste, L’adoptée) ou non (Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas, J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne). Cyril Teste a été son élève au Conservatoire de Paris, il l’a ensuite accompagné dans l’écriture de Reset , puis de Sun. La rencontre de ces deux artistes, dans cette période de transition, est ainsi hautement symbolique pour la Scène nationale.

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Enfin, parce que la genèse de Tête Haute est étroitement liée à Cavaillon. C’est ici, il y a deux ans, qu’a pris forme pour Cyril l’idée de créer pour le jeune public. Nous l’avions convié à une rencontre professionnelle portant sur le thème "L’enfance sur le plateau", afin qu’il partage son expérience de metteur en scène ayant dirigé des enfants comédiens, pour Reset et Sun. Deux spectacles parlant de la jeunesse, de l’enfance, mais qui s’adressaient aux seuls adultes. Et la question alors posée à Cyril : pourquoi ne pas créer un spectacle sur l’enfance, destiné aux enfants ?

Quelques mois plus tard, l’idée a fait son chemin et Cyril nous évoque pour la première fois son projet. Il ne sait pas encore s’il veut mettre en scène L’enfant caché dans l’encrier ou L’ébloui, textes de Joël Jouanneau, ou encore proposer une version théâtrale de La nuit du chasseur. Mais il imagine déjà l’univers visuel du spectacle, détaille ses sources d’inspirations d’alors : les ouvrages jeunesse de Sybille Schenker (Hansel et Gretel, visuel ci-dessous), les films d’animation de Michel Ocelot (Princes et princesses), la bande dessinée 2’33 de Marc-Antoine Mathieu, le jeu vidéo Limbo, les livres pop-up. Et le spectacle doit pouvoir être accessible dès 6/8 ans.

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Encore quelques mois plus tard, un constat : plutôt que d’adapter un texte de Joël Jouanneau, autant lui en demander un, tout neuf. Car qui d’autre que Joël Jouanneau pour évoquer de façon la plus juste l’enfance ?

« Si, en refermant le livre ou à l’issue d’une représentation, l’enfant est autre ou différent de ce qu’il était, et s’il est bien déterminé à poursuivre le chemin complexe de son destin dans le monde, ce n’est pas rien, c’est même déjà beaucoup ; et s’il y va tête haute, c’est encore mieux. J’ai d’ailleurs ce beau titre devant moi : Tête haute. »
Joël Jouanneau, notes d’écriture

La suite, c’est vendredi 29 novembre, à 19h, au Théâtre

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