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Ateliers d'écriture sur le thème "J'ai 20 ans..."

mardi 18 février 2014, par Nicolas

A l’occasion de la semaine "Lettres en fêtes", organisée du 13 au 17 janvier au lycée Ismaël Dauphin de Cavaillon, la Scène nationale y a programmé le spectacle 20ans.zip, forme raccourcie de la grande forme J’ai 20 ans, qu’est-ce qui m’attend ? présentée le 4 février au Théâtre. Un titre qui a directement inspiré le thème de cette semaine, avec un café philo, des ateliers d’écriture, un ciné-club, des lectures, autour de la question de la jeunesse et de sa représentation.
Voici quelques uns des textes écrits par ces élèves, dans le cadre d’un atelier d’écriture animé par Danielle Bruel, de l’association Le goût de lire en pays d’Apt.

A partir de « Si je suis de ce monde », d’Albane Gellé - élèves de 1ère STG

« Tenir la joie, oublier les pensées négatives, toujours penser à des choses joyeuses, parler, discuter, rire, tenir la joie, divertir, ses pensées en permanence, positiver, une façon de tenir la joie, ne pas se refermer, évacuer ses pensées. Tenir la joie.

Tenir ses phrases, contrôler chaque mot, chaque pensée, filtrer chaque idée sortant de notre bouche, choisir les bons mots, trouver les bonnes phrases, connaître leur répercussion, parler sans tout dire, tout filtrer par l’esprit, mais garder ses idées. Tenir ses phrases.

Tenir le calme, réfléchir avant d’agir, la précipitation est à bannir, observer avant de faire, penser avant de défaire ; Tenir ses idées éclairées afin d’éviter de s’énerver . Tenir le calme. »

« Tenir le calme contre le désespoir, le malheur, la peur, l’angoisse. Tenir le calme pour paraître forte, pour rester fière.

Tenir bien droit pour paraître bien, donner une fausse image de soi, mentir, se faire passer pour quelqu’un que l’on n’est pas, tenir bien droit pour plaire.

Tenir ses promesses lorsque l’on veut dévoiler le secret. Tenir ses promesses pour ne décevoir personne. Tenir ses promesses par politesse.

Tenir silence face aux mensonges que l’on découvre. Tenir silence face aux souffrances des autres. Tenir silence face au dégoût.

Tenir ta main pour te prouver que je suis là. Tenir ta main pour te montrer que je tiens à toi. Tenir ta main pour que tu vois que je crois en toi.

Tenir conseil lorsque tout va mal pour que tout aille mieux, se laisser submerger par les événements. Tenir conseil pour devenir seul maître de son destin. »

« Tenir solide, ne pas céder sous la pression, rester de marbre face à cette oppression. Répondre aux attentes de la famille, des professeurs, de cette société ; rester dans la « normalité » tout en étant soi-‐même. Ne pas avoir le droit à l’erreur, ne pas avoir le droit d’être faible. Etre solide.

Tenir ses promesses, n’avoir qu’une parole, être digne de confiance, être la personne qu’on aurait aimé être plus tôt.

Tenir ta main, profiter de chaque instant comme s’il n’y avait pas de lendemain, t’observer sans fin, te voir sourire et entendre ta voix, le bonheur, la joie, la vie.

Tenir levées ses mains ouvertes pour donner et partager en signe de générosité et d’amour, espérer recevoir quelque chose en retour.

Tenir en respect la force, le courage le pardon, la compréhension, l’envie de réussir, l’amour d’une mère et l’absence de haine. »

« Tenir en respect, observer son interlocuteur, s’assurer que ce sentiment chez lui est réciproque. Le regarder attentivement, l’idéaliser, ignorer les préjugés. Le regarder sincèrement Debout.

Tenir la fatigue, ouvrir les yeux, lutter contre Morphée et le marchand de sable. Se forcer à trouver une activité, parler, chanter, jouer. Voici les clés pour tenir Debout.

Tenir les chocs, encaisser en silence, serrer les dents. Oublier mais ne pas effacer. Tenter de s’en servir pour se renforcer. Positiver et rester Debout.

Tenir cadence, laisse monter en soi une adrénaline, accélérer pour combler le frein de la fatigue. En avoir des courbatures et avoir comme objectif l’endurance pour se maintenir Debout.

Tenir le calme contre les échecs, serrer les poings, faire le vide dans son corps mais surtout dans sa tête. Souffler un bon coup, se défouler pour évacuer le surplus afin de garder son calme en restant Debout. »

A partir de « Pourquoi ? » de Patrick Dubost - élèves de 2e

Pourquoi je me pose des questions ?
Est-­ce que je réussirai un jour ?
Pourquoi je fais des bêtises ?
Qu’est-ce que c’est une bêtise ?
Pourquoi je prends exemple sur mon père ?
Est-­ce que ça m’apportera quelque chose un jour ?
Pourquoi ma mère me dit de ne pas faire comme mon père ?
Pourquoi mon père fait des choses pas bien ?
Est­‐ce que mon destin est tracé ?
Pourquoi j’ai pas grandi dans un milieu aisé ?
Pourquoi j’ai du faire des preuves devant mon père ?
Est-­ce bien si je l’ai aidé dans ses bêtises ?
Est-­ce que je l’aurais déçu si j ‘avais refusé ?
Pourquoi je vous raconte tout ça ?
Pourquoi parfois la vie est si compliquée ?
Pourquoi les gens partent sans explication ?
Pourquoi ne vivons-nous pas dans un monde sans conflits, sans problèmes, un monde où l’on respire la vie a pleins poumons ?
Pourquoi la maladie existe-­t-elle ?
Pourquoi l’amour n’est­‐il pas éternel ?
Pourquoi ai‐je la chance de vivre et d’autres sont condamnés ?
Pourquoi les gens ne sont pas en train de courir, de rigoler, de chanter, de danser, de vivre tout simplement ?
Pourquoi le soleil n’est-il pas toujours au rendez-­‐vous ?
Pourquoi la pluie tombe‐t-­elle des nuages ?
Serait‐ce le père Noël qui pleure ?
Et pourquoi le père Noël n’existe pas ?
Pourquoi ne restons­‐nous pas enfant éternellement ?
Oui, c’est vrai ça. Nous naissons, nous nous formons, nous grandissons, nous apprenons, nous vivons, nous vieillissons, puis nous mourrons.
Mais pourquoi ?
Ne serait-­‐il pas mieux d’âtre mort, puis de vivre avec des connaissances de la vie, de rajeunir, de devenir inconscient, perdre toutes nos connaissances puis retourner dans le ventre de nos mères, être bien et oublier. Etre au chaud.
Pourquoi tu restes comme ça ?
N’as-­tu jamais rêvé de partir ?
Depuis quand tu n’es pas allé dans cet autre endroit ?
Tu ne voudrais pas y aller une seconde fois ?
Tu ne voudrais te rappeler l’effet que ça fait ?
Est-ce un effet distinct ou tu ne le ressens plus ?
Arrives-­tu à faire la différence ?
Pourras-­tu m’apprendre ?
Tu penses que je peux y arriver ?
Toi, tu avais l’envie d’y parvenir ?
Tu y es arrivé n’est-­‐ce pas ?
A quoi tu penses en regardant cette lumière ?
Pourquoi ton regard est-il si profond ?
Pourquoi les regards sont‐ils comme ça ?
Ai‐je le même ?
Les regards d’enfants sont plus puissants non ?
Mais au bout d’un certain temps, deviennent-­ils comme les autres ?
Tu te souviens de cette frontière ?
Tes frayeurs, sont-­elles aussi fortes que les miennes ?
Pourquoi suis­‐je née ?
Tu ne veux pas me répondre ?
Veux-­tu que je découvre le monde par mes propres moyens ?
Pourquoi le monde est‐il comme ça ?
Pourquoi l’existence ?
Pourquoi le monde est‐il fait d’autant de haine ?
Pourquoi les hommes ne s’aiment-ils pas tous ?
Est-­ce que tu vis comme tu as envie de vivre ?
Te laisses‐tu aller dans tes émotions ?
Pourquoi y a-t-il des jours où tu ne souris pas ?
Pourquoi a­‐t‐on toujours besoin de se justifier ?
Pourquoi existe-t-il des frontières ?
La guerre est-­elle une solution ?
L’avenir sera-t-il beau pour moi ?
A quel âge vais-­je mourir ?
Qu’est-­ce que le destin me réserve ?
La vraie amitié existe-t-elle vraiment ?
Pourquoi se demande-t-on toujours pourquoi ?
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