archives
07
08

António Lobo Antunes / Elsa Pereira / Françoise Sliwka

Dormir accompagné


lundi
10 décembre
2007
En partenariat avec le CCCV
Chez l’habitant - Vaugines
mardi
11 décembre
2007
En partenariat avec la commune de Mérindol
Bibliothèque - Mérindol
mercredi
12 décembre
2007
En partenariat avec l’ODCI
Foyer du Forum - Les Angles
mercredi
2 avril
2008
En partenariat avec la Commune de Châteauneuf-de-Gadagne
Bibliothèque Raoul Milhaud - Châteauneuf-de-Gadagne
jeudi
3 avril
2008
En partenariat avec la Commune de Noves
Café Le Rex - Noves
vendredi
4 avril
2008
En partenariat avec la Communauté de Communes de Coustellet
La Roumanière - Robion
samedi
5 avril
2008
En partenariat avec la Commune de Joucas
Bar des commandeurs - Joucas

D’abord le silence. Puis, des êtres prennent la parole. Des êtres qui se distinguent par leur radicalité et leur joyeuse résistance. Volontairement extravagants. Et avec leur « grâce boiteuse et fascinante », ils nous emmènent dans un vagabondage, soulèvent pour nous la dalle des mots, nous offrant ainsi d’entrer dans une parenthèse enchantée où l’on oublie le temps, où l’on se retrouve, enfin, au cœur de la vie.


Françoise Sliwka - photo Wilfried Gendrey
Dormir Accompagné - photo Muriel Cros

L'auteur

Né en 1942, Antonio Lobo Antunes est l’un des plus grands auteurs portugais vivants. Ses personnages évoluent au gré de ses nouvelles avec une grâce boiteuse et fascinante. Souvent à la dérive, tout proche du désespoir, ils déploient de petites armes contre la mort, la solitude ou la folie. Mais l’écriture savoureuse, amusée et grinçante de l’auteur s’inscrit toujours dans l’émotion et la drôlerie.
Françoise Sliwka, comédienne avignonnaise, interprète avec une grâce, une finesse d’expression et une intelligence remarquable, la galerie de personnages que déroule le spectacle, incarnation à la fois des personnages et de l’auteur dont elle fait entendre la voix.

Le spectacle

Dormir accompagné

D’abord, il y a le silence.
Le silence qui se crée dans le public et tout au fond de l’acteur pour accueillir la parole, qui ouvre l’espace, et invite la conscience à s’évader vers l’imaginaire. Le théâtre suspend le temps, revisite les lieux et dessine des images qui parlent de nous, de nos désirs, de nos peurs, de nos lâchetés et de l’indéniable beauté du monde. Les textes choisis par la compagnie ici et là donnent la parole à des êtres qui distinguent par leur radicalité et leur joyeuse résistance à l’ordre établi. Tous ces personnages ont choisi l’extravagance. Ils nous emmènent dans une sorte d’errance, de vagabondage et soulèvent pour nous la dalle des mots, offrant ainsi au spectateur d’entrer dans une parenthèse enchantée où il oublie le temps, et se retrouve, enfin, en plein dans la vie.

Françoise Sliwka

Les textes

Les textes présentés sont issus du deuxième livre de chroniques, intitulé Dormir accompagné

- Avant que la nuit tombe
- La veille du jour où je suis mort étranglé
- L’amour conjugal
- Ne meurs pas maintenant on nous regarde
- Du veuvage
- La vie, plus ou moins
- Portrait de l’artiste en jeune homme

Dormir accompagné est paru aux Editions du Seuil

La comédienne

Formée à l’Atelier international de Théâtre de Blanche Salant et Paul Weaver, Françoise Sliwka fonde en 2001 avec Elsa Pereira la compagnie Ici et Là.

Elle joue en 2002 "Pour un oui ou pour un non" de Nathalie Sarraute au Théâtre des Trois Bornes à Paris, en 2003, "l’Art de la chute" de Guy Foissy au Zanzibar à Paris, et en 2005, "Entre temps j’ai continué à vivre de Jacques Hadjaje". Ces pièces, mises en scène par Delphine Lequenne, ont tourné dans différents festivals de théâtre en appartements, puis à Nantes, à Paris, à Tours et à Rennes.

Par ailleurs, elle chante et prête sa voix à des réalisations du plasticien David Saltiel.

_Professeur de philosophie de l’art à l’Université de Columbia à Paris puis à l’Institut Américain. Universitaire à Avignon, elle met en scène et crée avec ses étudiants quatre spectacles. Elle enseigne actuellement l’esthétique à l’I.A.U. à Avignon.

Elle crée en 2005 le monologue Dormir Accompagné à partir de sept textes de António Lobo Antunes, lors du festival off d’Avignon, à la Manufacture Scènes Contemporaines. Elle prépare actuellement une nouvelle version de ce spectacle, mise en scène par Elsa Pereira, qui a été présentée en juillet 2007 au festival off d’Avignon au café Mon Bar.

En 2006, elle écrit sa première pièce "On ira où tu voudras", et obtient le premier prix du Concours d’Ecritures Théâtrales de Guérande. Elle en donne une lecture scénographiée par Elsa Pereira, sur la Scène Nationale de Cavaillon, le 5 octobre 2006.

Note d’intention

Nous avions choisi avec Delphine Lequenne dès la première mise en scène, lors de la création du spectacle en juillet 2005, de réduire le dispositif scénique à sa plus simple expression pour que ces hommes et ces femmes surgissent à travers la comédienne comme à travers un médium, parfois égarés, parfois profondément conscients, toujours sur
le fil, complices du public ou confidents d’un soir.

Nous proposons aujourd’hui avec Elsa Pereira une nouvelle perspective pour le spectacle. Nous avons souhaité en effet que le délire fort structuré qu’adopte chaque personnage pour se défendre au mieux contre la souffrance soit plus clairement mis en valeur. Ce sont des êtres qui nous sont proches et pourtant ils ont fait un choix radical : celui de la stridence, de la marge. Ils sont à la fois très conscients et très éloignés du réel. Pour assumer ce grand écart permanent, une des conditions de leur survie à tous est la maîtrise parfaite d’un jeu qu’ils savent parfois dangereux mais qu’ils veulent salvateur.
Le dernier des personnages est à part : c’est en effet la figure de l’écrivain qui présente, avec une grande simplicité, la genèse de sa vocation. Il évoque les différentes figures mythiques qui ont nourri son envie d’écrire et puis s’étonne avec les spectateurs qu’un être aussi peu
exceptionnel que lui, sans extravagance particulière, sans folie pparente, porte en son sein tant de vies et de personnages incroyables.

La comédienne Françoise Sliwka dessine donc chaque homme et chaque femme dans leur singularité, en leur donnant un corps, une voix et un souffle particulier.