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ACCRORAP Corps étrangers

DANSE


Création 2006

Une rencontre entre Orient et Occident qui permettra la mémoire des tribus indiennes d’Amérique, la spiritualité hindoue et l’énergie du hip-hop d’ici ou d’ailleurs.

Un hymne à l’harmonie, à la paix, né d’un dialogue complice et fructueux entre corps étrangers, qui se partagent espace, force, rire et beauté, avec une énergie commune jugulée par une immense élégance.

FAIRE DIALOGUER LES CORPS

Ce qui fait en partie l’identité de la compagnie Accrorap, c’est la capacité de Kader Attou à faire dialoguer des « corps étrangers ».
Afin d’approfondir cette capacité à faire naître le dialogue, il s’agit aujourd’hui de réunir des artistes venus de différentes cultures et avec lesquels (pour la plupart), la compagnie a déjà travaillé. Le dialogue entre les cultures est aujourd’hui une nécessité dans un monde global où une culture dominante a tendance à imposer ses normes et où la pensée unique s’installe.
Il s’agit, en respectant l’identité de chacun, de trouver les « points de rencontres », les possibilités de dialogue et de partage pour construire avec la danse un espace d’harmonie qui puisse questionner l’avenir. Cependant, cette harmonie recherchée peut être perturbée par des « corps étrangers », fléaux modernes (terrorisme, intégrismes, conflits, maladies....) ou simples petits grains de sable qui empêchent la vie de se dérouler en toute tranquilité. C’est dans ce va et vient entre harmonie et perturbation que Kader nous parle de la « condition humaine ».

S’IMPREGNER DE LA CULTURE DE L’AUTRE
Les répétitions ont tout d’abord eu lieu sous la forme de résidences croisées en France, au Brésil et en Inde afin que chacun s’imprègne de la « culture de l’autre ».
Ces réflexions sur l’altérité fondent une équipe où l’on vit avec ses différences culturelles mais ceci n’est pas le sujet du spectacle. Kader se questionne sur « la condition humaine » et sa danse, à partir d’un vocabulaire très riche, nous montre une humanité dansante où le rapport à l’autre s’installe tantôt dans la fragilité, tantôt dans le conflit, tantôt dans la poésie.


UN RETOUR SUR DES QUESTIONNEMENTS HISTORIQUES

La création musicale tout comme la scénographie sont associées à une oeuvre du 15° siècle : Le jugement dernier de Rogier van der Weyden, un retable qui se trouve aux Hospices de Beaune.
"...la période de création de ce polyptique correspond à une période de questionnements (la fin du 15° siècle) où l’avenir de l’être humain était pensé de manière mystique afin d’échapper à une réalité difficile. Ceci peut être mis en parrallèle avec notre époque où la précarité de l’homme au sens large, les déracinements sociaux et humains générent des conflits réels renvoyant à une quête spirituelle généralisée"
Philippe Jacquot

Direction artistique et chorégraphique : Kader Attou
Danseurs : Vaishali Trivedi, Prashant Shah, Jorge Luciano Neres de Carvalho, Jorge Sankler Neres de Carvalho, Fouaz Bounechada, Hichem Serir Abdallah, Clarisse Doukpe, Thô Anothai, Pierre Bolo
Création lumière : Françoise Michel
Scénographie : Françoise Michel et Gilles Rondot
Costumes : Nadia Genez
Musique : Philippe Jacquot

ALLER PLUS LOIN
http://www.accrorap.com/