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arts indisciplinaires

26000 Couverts

1er Championnat de France
de N’importe Quoi

durée 1 h 30

Lancer de sapins de Noël, descente en Kayak sur mobilier, natation synchronisée sans eau, gymkhana de flûtes à bec, feu d’artifice en boîte… Saviez-vous que, partout en France, des amateurs passionnés de "N’importe Quoi" s’entraînent après le travail et se retrouvent le week-end pour des compétitions absurdes et poétiques ? Séisme des zygomatiques, fous rires aux larmes en raz de marée. Une performance théâtrale à la rencontre de mondes aussi éloignés que ceux de Jacques Tati et des Monty Python, et qui place sur les marches du podium la fantaisie, la poésie, la dérision … Avec, s’il vous plaît, de vraies règles, de vrais arbitres, et dans un véritable gymnase avec sa résonance particulière, son odeur de sport, ses vestiaires, ses néons, ses gradins et du public. Mais à qui remettrez-vous la médaille d’or, d’argent et de bronze ?

- dans le cadre de la Fête du Sport et de la Culture


26000 couverts / 1er Championnat de France de N'importe (...)
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N'importe quoi ?

" La pratique du N’importe quoi est remplie de vertus pour le licencié.
Le N’importe quoi rend attrayant l’exercice physique. Le N’importe quoi stimule la volonté, la persévérance et accroît la résistance et la
personnalité. De plus, le N’importe quoi élimine durablement les effets néfastes du surmenage. "

(E. de La Quintinie : les règles du N’importe quoi. 1947)

Sur les gradins, le public assiste à un concours arbitré par un jury et un système de points, de catégories, de sélections et d’éliminations très complexes, et de plus en plus incompréhensibles. Les actions sont
absurdes, explosives, poétiques ou burlesques, présentées dans un ordre qui hésite entre logique très stricte, coq à l’âne tarabiscoté et carrément n’importe quoi : séquences d’entraînement et d’échauffement, passages individuels ou par équipes, figures imposées ou figures libres, éliminations, avertissements, contestations...

Une voix off, super arbitre et référence incontestée, se charge d‘"éclairer" (ou finir d’obscurcir ?) spectateurs et concurrents sur le déroulement des épreuves, les scores, les trophées…

Les épreuves ? Roulidindin en couple, Stranger in the night, marathon de la gaufre, catégorie pince à linge, tiz-pekiz, feu d’artifice en boite, One-alone-happy-saut, défonce d’oreiller, descente de kayak sur mobilier, danse sportive avec handicap, lancer d’arbitre ou de sapin de noël, et cætera bien sûr… et en fil rouge un vélo à renverser les plantes…

A chaque équipe son incontournable sponsor : Endives du Nord Est, Countypelle, Lunetiers Albigeois, Noldan…

Dans un balai effréné d’entrées et de sorties, les comédiens alternent jusqu’au vertige leurs rôles de concurrents et d’arbitres… Le Championnat se déroule sur toute la surface du terrain, partagé en zones, comme dans un stade où le public peut assister en même temps au saut à la perche et au lancer de poids, pendant que le demi-fond
est en train de se courir.

Bref, un tableau panoramique, quasi-muet, quelque chose "à la Tati" pour l’atmosphère, peuplé de micro-actions simultanées et complémentaires, comme une chorégraphie énergique et bizarre
d’acteurs, de sons, et d’objets en mouvement.…

La compagnie

C’est réunis par la même attirance pour une création hors des cadres, tant géographiques qu’esthétiques, que Philippe Nicolle et Pascal Rome, au milieu des années 90, inventent avec quelques complices 26000 couverts.

En 1995, Les Petites Commissions, spectacle matinal et interactif, a lieu sur les foires et les marchés ; il est remarqué lors des festivals de Chalon dans la Rue et Aurillac.

L’année suivante, en coproduction avec ces deux festivals, Sens de la Visite, spectacle itinérant et iconoclaste, voit le jour. "Un itinéraire artistique singulier commence à se tracer, vers un autre théâtre de rue faisant la place pour l’acteur, entre critique sociale hyperréaliste, pulsions satiriques débridées, burlesque dévastateur et poésie brute…"

Entre 1997, La Poddémie apparaît dans la géographie des peuplades imaginaires et devient l’invitée d’honneur de supermarchés, de centres d’art, de foires, de fêtes de villages, de municipalités et de
festivals en France et à l’étranger.

En 1998, le spectacle "Direct !" prend en otage la télévision. Une adaptation filmée est réalisée pour Arte.

L’année 2000 marque le début d’une nouvelle ère ; il faut se séparer… Pascal Rome se consacre à Opus, sa propre compagnie, tandis que Philippe Nicolle assure désormais seul la direction artistique de 26000 couverts… Cette année là les Tournées Fournel partent sur les routes de France rebrûler les cendres du théâtre démontable.

En 2002, les 26000 rachètent et retapent un ancien dancing forain pour y créer "le Grand Bal des 26000" (avec 26 comédiens !). Un bal du samedi soir, avec son orchestre, son bar et sa piste de danse, où le
public, principal acteur (et danseur) de la soirée, côtoie les figures emblématiques du petit monde du bal populaire.

2003 voit la création du 1er Championnat de France de N’importe Quoi, une compétition caméléon qui travestit les certitudes en dérision, dans un (véritable) gymnase avec public et gradins... Le spectacle qui
aura tourné une centaine de fois en France et à l’étranger s’arrêtera fin décembre 2009. Sans aucun dopage, sans le soutien du Comité Olympique qui les aura toujours boudés, mais avec celui d’un public
de supporters de plus en plus nombreux, les champions auront quand même tenu 7 ans !

C’est aussi en 2003, en guise de riposte aux attaques contre le régime des intermittents, que Philippe Nicolle et Fred Toush lancent la 1ère manif de droite.

2004 est la concrétisation d’un projet de longue date : un véritable lieu d’implantation de la compagnie à Dijon. Ainsi, la Caserne Heudelet située rue du 26ème Dragons (!) devient la Caserne des 26000.

En 2005, si les 26000 parcourent les routes avec 3 spectacles en tournée, ils occupent aussi leur Caserne : ateliers de déformation, Jour le Plus Bon, Perturbations, le Feu d’artifice raté, sans oublier la 1ère flash-mob dijonnaise qui aura vu plus de 300 personnes se prosterner devant un grille-pain...

Et puis, au printemps 2006, la compagnie rentre en salle, pour monter Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare… Ah bon ?... C’est un gros succès public, presse et professionnel, avec plus de 130 représentations fin 2008.

2007 est l’année du record de tournée (80 dates !) et d’un nouveau Jour le Plus Bon à la Caserne (en plein hiver…).

En 2008, si les tournées continuent, la compagnie se recentre sur Dijon. La Ville lui confie en juillet une Carte Blanche : 4 jours de festival… 4000 spectateurs !

Le Dancing joliment rénové accueille alors la première version de "L’Idéal Club", un music-hall où se mélangent artistes invités et comédiens de 26000 couverts, La deuxième édition aura lieu en mars 2009, nouvelle étape d’une création à venir en juillet 2010.

Mais d’ici là, la toute jeune troupe des 260 couverts aura fait appel à Benoît Lambert pour mettre en scène "Jacques et Mylène", un vaudeville trash interprété par Ingrid Strelkoff et Philippe Nicolle.

N'importe qui ?

avec : Sébastien Chabane, Julien Colombet, Servane Deschamps, Alexandre Diaz, Pierre Dumur, Olivier Dureuil, Michel Mugnier, Florence Nicolle, Philippe Nicolle, Laurence Rossignol, Reinier Sagel, Anouk Vadot, Valérie Véril, Jacques Ville et la voix de Fred Tousch.

conception, mise en scène : Philippe Nicolle

régie : Daniel Scalliet
poursuites : Sarah Douhaire

construction : Michel Mugnier, Marc Chevillon, Alexandre Diaz et Sophie Deck

costumes : Laurence Rossignol et Camille Perreau

avec les étincelles de : Stéphane Filloque, Fred Tousch, Julien Pillet, François Delarozière, Alain Pezard, Pierre Guillemenet et Philippe Poisse.

N'importe comment ?

Production : 26000 couverts

Coproduction : L’Abattoir, lieu de fabrique pour les arts de la rue/Chalon-sur-Saône, Atelier 231 à Sotteville-les-Rouen, Lieux Publics – Centre National de Création des Arts de la Rue à Marseille, The’v de Vesoul, Furies à Chalons-en-Champagne, Les Invites à Villeurbanne, Y’a + de saisons/Développement culturel de Rambouillet.

Avec le soutien de : Ministère de la Culture, Drac Bourgogne, l’ADAMI, Conseil Régional de Bourgogne, Ville de Dijon, Conseil Général de Côte d’Or, l’association Beaumarchais.