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Archives saison 2008-2009

Ronan Tablantec @ joël verhoustraeten (cliquez pour agrandir)
R Tablantec @ F Collier (cliquez pour agrandir)
R Tablantec @ Ghilslain Mirat (cliquez pour agrandir)
R Tablantec @ ghislain mirat (cliquez pour agrandir)
R Tablantec @ ghislain mirat (cliquez pour agrandir)
le bus de la folle histoire des arts de la rue (cliquez pour agrandir)
mercredi
24 septembre
19h00
Morières-les-Avignon - Place de la Liberté

 

jeudi
25 septembre
19h00
Noves - Place Lagnel

 

vendredi
26 septembre
19h00
Châteauneuf-de-Gadagne - Place de la Pastière

 

samedi
27 septembre
11h00
Cavaillon - Place Fernand Lombard

 

mardi
30 septembre
19h00
Cucuron - Place de l’Etang

 

mercredi
1er octobre
19h00
Le Thor - Place du 8 mai et du 11 novembre

 

jeudi
2 octobre
19h00
Cabrières d’Avignon - Place de l’église

 

vendredi
3 octobre
19h00
Mérindol - Place de la Mairie

Sébastien Barrier  

Ronan Tablantec, Cirque Cynique et Maritime

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Parfois, subtil, parfois primaire, selon son humeur, caustique mais toujours drôle, ce clown vagabond interpelle les gens et livre à qui ne veut pas l’entendre, avec une certaine gouaille, sa vision de l’humanité. Il s’appelle Ronan Tablantec. Il est Breton comme son nom le chante. Mais on ne naît pas « Breton », on le devient, déclare t-il toujours à qui ne veut pas l’entendre.

 

L'âme de fond

« Né d’un père absent et d’une mère agitée, Ronan Tablantec garde de sa prime enfance un souvenir humide et confus. Cette relative solitude a fait de lui un être sinon désabusé, pour le moins méfiant. Drôle mais pas gentil.
Clown anarchique, primaire ou subtil selon son humeur, il vient de Bretagne mais parcourt le monde, livrant à qui ne veut pas l’entendre sa vision des endroits qu’il traverse en regardant les gens qui les peuplent. »

- 1. Une méprise

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Ronan Tablantec @ joël verhoustraeten

Ce spectacle est né de manière inattendue, il ne fût au départ et donc n’aurait dû être qu’un moyen de continuer à exister lors d’un été 2004 qui s’annonçait très long.

En me jetant ainsi dans la rue sans texte, sans personnage, sans répétitions ni concept, ni même aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir faire à part un peu de cirque approximatif, j’étais loin de penser que j’allais mettre au monde un petit projet personnel qui occuperait bientôt le plus clair de mon temps et répondrait provisoirement à une partie de mes interrogations sur mon rapport aux arts de la rue, ou aux arts publics, comme on les appelle depuis peu, en mal de définitions.

Je l’ai joué aujourd’hui plus de 350 fois, dans des conditions sans cesse différentes, intervenant, dans l’immense majorité des cas, sans qu’on m’y invite et me rétribuant au chapeau.

- 2. une photo

J’étais surtout loin de penser que ce projet me permettrait peu à peu de me raconter aux autres, mal caché derrière un personnage et de leur dire, en déversant des flots de paroles, à peu près tout ce qui me passe par la tête, à travers un humour social, sociologique, spontané, sincère, intime, sans concession, réflexif, engagé, contextuel et clairvoyant -quand je suis inspiré- moins cynique en réalité qu’impitoyablement et tendrement moqueur. Je leur parle d’eux en leur parlant de moi. Et vice versa, naturellement.

Il ne s’agit en fait que d’un moment passé en compagnie des gens, d’une retranscription de ce que ma sensibilité du jour, frottée à leur présence, me permet d’entrevoir du contexte dans lequel le spectacle a lieu, en prise directe avec tout ce qui l’entoure. Une photo. La restitution de cette observation, constituant parfois la matière principale de la représentation, s’entremêle à la narration habituelle du spectacle, perturbe son déroulé, met à mal ses intentions théâtrales, l’inonde, le noie parfois, l’enrichit le plus souvent.

Je me plais à osciller constamment, à trembler, comme dirait Tartare, dans une jubilatoire et, je l’espère, artistique schizophrénie, entre fiction et réalité. Entre Ronan Tablantec, genre de Monsieur Loyal marin prêcheur Breton et moi-même, rempli de questions, de points de vue, de doutes, d’humour, d’humeurs et de tant d’autres choses. Comme chacun d’entre-nous.

J’aime moquer ainsi le rituel du spectacle, du théâtre, sans renoncer pour autant au caractère poétique qu’il revêt quand il prend vie, en plein décalage, dans un temps improbable, au milieu d’un espace dans lequel il est rare donc singulier de prendre la parole. A l’adresse, en outre, d’un public qui n’aurait même pas dû en être un.
Cette prise de recul, cette « distanciation observante », observée, pleine d’ironie et d’autodérision me permet parfois d’intégrer au spectacle sa propre critique, restant ainsi lucide sur l’illusion théâtrale et me plaçant dans un rapport d’honnêteté avec les spectateurs et moi-même.

Quand j’y arrive, bien sur.

(...)

- 3. la valise

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R Tablantec @ F Collier

Symbole de cette collection de rencontres je me traîne, comme tout bon soliste des rues, une vieille valise devenue malgré moi « petit musée d’ethnologie amatrice et de bon goût » dans laquelle j’entasse sans ménagement depuis un an et demi, outre mes outils circassiens – cinq massues et un fouet- un fatras d’objets ramassés, collectés, volés ou offerts au cours de cette interminable tournée. Vingt cinq kilos de souvenirs, 3m² de rencontres balancés au sol dans lesquels je pioche ensuite et égrène les histoires, les anecdotes et les personnages étiquetés par ma mémoire à chacun de ces objets. Je lis parfois des textes choisis dans des bouquins. Un temps qui peut durer cinq minutes ou une demi-heure.

Des colliers offerts par des enfants Maoris, l’Amour de Phèdre de Sarah Kane, une demi carte bleue, une autorisation de jouer à Paimpol signée de ma mère, le chausson d’un bébé, un bout de ferraille de l’usine qui licenciait son père, l’affiche de la Reine des Mouettes de Dwarnenez, un contrat de location de Xsara Picasso, Les Naufragés, de Patrick Declerck, l’emballage de mon ampli, un dessin moche d’enfant annonçant le spectacle, des gants offerts par une dame un matin de neige à Wazemmes, des pièces en cuivre, le badge de la CGT Construction du Pas de Calais, un Que Sais-je sur l’ethnologie, Les mots la mort les sorts de Jeanne Favret Saada, un calicot « un évènement Télérama », une lettre d’un producteur véreux reçue il y a dix ans avec Genre de Cirque, des fanzines révolutionnaires, un tract végétarien, un message d’amour, le numéro d’une association étudiante qui aide l’Afrique,
des nappes en papier lardées de phrases, Culture toujours et plus que jamais, de Martine Aubry et tellement d’autres petites choses que je conserve amoureusement dans un état déplorable.

4- Les textes : La réalité s’invite au théâtre

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R Tablantec @ Ghilslain Mirat

Eléments de présentation du personnage puis des numéros, ils se sont écrits à l’oral au fil des tentatives au contact des publics. Elles furent tellement nombreuses qu’ils sont aujourd’hui d’une rigoureuse précision mais n’en demeurent pas moins, eux aussi, complètement perméables au contexte, au risque qu’ils s’y dissolvent parfois, ce qui en soi est déjà un fait théâtral intéressant.
La réalité, c’est-à-dire mes humeurs, commentaires et réactions, ceux du public ou des passants ajoutée à toutes les perturbations qu’une ville invente pour vous empêcher de jouer peuvent surgir à tout moment, interrompre le texte, l’enrichir ou, mieux, le mettre en décalage. Car, texte ou pas, théâtre ou pas, la vie continue.

Les deux pavés introductifs présentent le personnage, Ronan Tablantec, ainsi que le théâtre de son enfance, la pointe de la Bretagne.
Le parcours de Ronan est absurde et socialement chaotique. Abandon, placement aux objets trouvés, errance professionnelle et affective, suicide raté, spectacle. C’est la moindre des choses, mes parents étaient travailleurs sociaux.
D’ailleurs si ceux-ci m’avaient, enfant, emmené en vacances en Banlieue de Limoges le personnage serait Berrichon.
Le deuxième texte présente, carte marine en main, la côte du Finistère. C’est un hommage à mes souvenirs de gosse filtré par mon regard d’adulte. J’y évoque, du sud au nord, les surfeurs, le tourisme, l’architecture de Brest, des amis qui vivent là-bas, les phares, les îles, les marées noires, Marguerite Duras, les camping-cars, une base de sous-marins nucléaires, les abeilles Flandre et Bourbon, les anarchistes de Dwarnenez, le taux de suicide départemental, la durée des hivers…
D’un texte du cru en direction des autochtones ce survol est devenu un numéro « carte postale » qui trouve partout sa place. L’identité bretonne imaginée permet également d’évoquer toutes les autres, à l’écoute de leurs fréquentes manifestations. Un Breton chez les Occitans, un Breton à Paris, un Breton en Corse, un Breton à Nantes, autant d’épisodes en fonction des régions.

On croise en outre dans chaque recoin de France un Breton égaré…

Sébastien Barrier
[ extraits de la note d’intention ]

DJ Cristel Dutorchon

- la représentation du vendredi 26 septembre, à Châteauneuf de Gadagne, sera suivie d’un bal avec DJ Cristel Dutorchon proposé par l’Akwaba, coopérative culturelle.

DJ Christel Dutorchon Grace à un subtil mélange de tubes universels, de perles rares et d’OVNI qui ne font parfois rire qu’elle, mais qui font guincher, DJ Cristel Dutorchon sera la plus belle pour faire danser . Ses nombreux fans n’attendent en général qu’une chose : son fameux quart d’heure américain où les filles sont priées d’inviter les garçons à venir se frotter... De la poésie à la sauce boum d’ados, on en redemande !

- + d’infos sur la page MySpace de DJ Cristel Dutorchon

Arts de la Rue

Le Bus de la Folle Histoire des Arts de la Rue à Cavaillon

le bus de la folle histoire des arts de la rue {JPEG}à l’occasion de la "Journée de la vie associative", une expo itinérante sur la fabuleuse Histoire des Arts de la Rue...

- samedi 27 septembre

 :: :

un projet Karwan [ Pôle de développement et de diffusion des arts de la rue et des arts du cirque, avec le Conseil Général des Bouches-du-Rhône ]

 
 
 
 
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